mercredi 22 janvier 2014

Echec - Tremplin du Rebond

Bonjour cher lecteur, lectrice,

"Le patron a tenté d'en finir quand sa boîte a coulé". C'est le titre d'un article de journal qui raconte une histoire parmi beaucoup d'autres hélas.

60 000 personnes chaque année en France sont dans une situation "d'échec".
Ils doivent comme "Nicolas" rebondir rapidement.

Le 13 janvier 2014 le Premier GIA Français (Groupement d'Intérêt Associatif)  "Portail duRebond des Entrepreneurs" a été créé par les 4 Associations suivantes :
1.      SOS Entrepreneur - qui traite des problèmes des entrepreneurs de PME en grand difficulté (perspective de cessation de paiement) ;
2.      Re-créer - qui organise des rencontres de groupe d’échanges avec des Entrepreneurs en Difficulté ;
3.      60 000 Rebonds - qui permet à d’ex- entrepreneurs de se reconstruire pour recréer un activité ;
4.      Second Souffle.org - qui permet aux entrepreneurs qui ont perdu leur entreprise, de retrouver une activité salariale.
 
Le GIA a annoncé le lancement du Portail du Rebond: www.portaildurebond.com  
Son but ?   Aider et orienter les entrepreneurs en proie à des difficultés. Et en finir avec le tabou de l’échec. 
 
Cette charte a été signée durant la conférence « Rebondir » organisée en collaboration avec Sciences Po,
autour du thème « Il n’y a pas de réussite facile ni d’échecs définitifs » (Marcel Proust)
 
Plusieurs articles sont parus dans la presse dont celui de Les Echos ainsi qu'une tribune de la Ministre dans le Huffington Post.
 
Vous trouverez dans l'ordre de la soirée chaque extrait vidéo des témoignages des personnes qui sont intervenues, ceci en complément du lien fourni sur le site du ministère, afin de permettre une recherche directe et facile :
Frédéric Mion, directeur de Sciences Po : vidéo 1 et vidéo 2

Daniel Pennac, écrivain
Stéphane Zumsteeg, Institut IPSOS et analyse du sondage ,
Sarah Ourahmoune, Boxeuse, championne du monde,
Philippe Berna, Pdg de Kayentis, Comité Richelieu & PME ,
Dominique Loiseau, PDG du groupe Bernard Loiseau,
Jean-François Fournier, BPI France,
Philippe Rambaud, Président de 60000 Rebonds,
Nicolas Pejout, directeur de la Formation continue et membre du comité exécutif de de Sciences Po,
Fleur Pellerin, ministre des PME, de l’innovation et de l’économie numérique,
Signature Charte "Portail du Rebond" 
Bastien Lanza, Chanteur, Disque de Platine, repéré par My Major Company, "Les oiseaux peuvent voler à l'air libre", "Il était tard huit heures du soir", ...
 
La conférence restera intégralement visible sur le site du Ministère à cette adresse.
 
Le 16 janvier 2014 un "Off" s'est déroulé dans les locaux de l'EDHEC Business School
 
Quatre points ressortent :
  • L'échec est constitutif de l'audace. Il faut s'y préparer, se protéger des conséquences et le traiter car 18% seulement des entreprises passent le cap des 8 ans. Le/la chef d'entreprise, doit, par exemple, prendre une assurance GSC et refuser toute caution personnelle ou hypothèque de 1° rang demandées par les banques.
  • Quand je suis dans l'action en me faisant plaisir, j'avance. Quand je souffre au travers d'un échec, je grandis. La vie est une succession d'échecs qui font grandir. On en aura plusieurs et c'est pas grave !
  • Posez vous la question : "Qu'ai je fait de mes échecs ?"
  • Dans le cadre d'une cessation de paiement, la loi de sauvegarde de 2005 est peu connue mais très utile.
En conclusion plus personnelle,

L'échec est à vivre comme tremplin d'un rebond.

Le regard que l'on porte sur l'échec en France change. 

Comme d'autres pays, la France peut canaliser les rebonds dans sa quête de nouvelles frontières et d'emplois.

Ne restez pas seul et rejoignez tous ceux et celles qui ont eu la chance de rencontrer d'autres personnes, des associations capable d'avoir un regard d'avenir sur vous !

lundi 6 janvier 2014

Voeux 2014 - Va-t-on s'intéresser à vous en 2014? Non? Eh bien, réagissez !

Cher lecteur, chère lectrice,

Comme maintenant plusieurs années déjà je souhaite effectuer un petit bilan de mes vœux souhaités l’année dernière en 2013 ("Pas de blues - Agissez"). Je vous partagerai ensuite ceux de cette nouvelle année de 2014.
Prenez le temps de tout lire au moins en diagonale ;-)
Les différents acteurs économiques ont bien eu en 2013 des sueurs froides, particulièrement au regard de la falaise de la dette américaine  (« American fiscal cliff ») qui a conduit au "Shutdown" du 1er au 16 octobre 2014 d'une bonne partie des activités du gouvernement des Etats-Unis d'Amérique.  
Le  problème de fond(s) n'est toujours pas résolu car le montant faramineux de 16 320, 418  milliards [au 1er janvier 2013 à 13h30 GMT] a augmenté de plus de 1 000 milliards au 1er janvier 2014 pour atteindre plus de 17 350 milliards [montant exact] soit $54 567 par habitant [$150 000 par contribuable]!  
Avec 1,916 milliards, l'endettement de la France quant à lui revient à hypothèquer plus 92,8% d'une année de richesses nationales, soit 29 156 euros par habitant [soit $38 485 environ], soit 2,6 points de PIB qu'au 1er janvier 2013!
Quant à pertinence d'une bulle spéculative mathématique des marchés financiers à travers le monde , elle n'a hélas pas pris une ride. Le prix nobel d'économie Robert Shiller et Marc Faber y font parmi d'autres allusion le 2 décembre et 29 novembre 2013.

Je pourrais continuer à effectuer la comparaison... et arriver à la conclusion sonnante et fracassante de "Et l'Homme dans tout cela?"
 
Oui, lecteur, lectrice ! A-t-on pensé à vous en 2013?
 
Va-t-on s'intéresser à vous en 2014?
 
Non? Eh bien, réagissez !
 
Comment?
Il y a d'abord un droit fondamental que vous avez dans l'isoloir : voter, même blanc! Les élections municipales et européennes vont vous en donner l'occasion. Un élément d'aide au choix? Repérez chaque candidat qui pense aux intérêts réels des citoyens et non à ses intérêts personnels ou à ceux de certaines baronnies. Qu'il soit Rouge, Bleu, Blanc, Vert, avec ou sans bonnet, ;-) , cherchez à connaître d'abord l'homme ou la femme ...
Ensuite, vous pouvez réagir localement en soutenant des projets de personnes proches que vous connaissez. L'émergence du financement participatif est un des signaux sérieux à prendre en compte pour contre-balancer le pouvoir abusif de certaines positions dominantes. Ce type de financement, qui va obliger les banques et les fonds traditionnels à se repositionner, permet de lancer un projet ou le développer. Il a le mérite tant de créer ou maintenir son propre emploi que de participer à des projets de nouvelles frontières comme celui de Mars One.

Enfin, n'oubliez pas le monde réel dans lequel vous vivez. Un sourire, une attention gratuite à un proche, un simple appel ou texto, quelques minutes imprévues ... feront reculer la sinistrose et redonnera espoir, l'Espoir !

A titre personnel, j'ai décidé cette année de donner un coup de pouce à cinq projets dont quatre soutenus par l'association 60000 Rebonds et un par l'Edhec Entreprendre de l'EDHEC Business School:
 
Michel DESANTI & "Formation bancaire" recherche 3000 euros d'ici au 20 février 2014 :

Laurent CHECA & FERMISOL recherche 3000 euros d'ici au 17 février 2014:
 
Gaëlle YVON & Atelier Déco recherche 3000 euros d'ici au 20 février 2014 :

Gaëtan PETITEAU & Golf recherche 3000 euros d'ici au 20 février 2014:
Hugo, Théo et Bruno Lussato & "Pour ne plus perdre ses objets" recherchent 20000 euros d'ici au 26 février 2014: http://www.mymajorcompany.com/projects/wistiki  
 
Et oui, imaginez seulement 60000 Projets ayant chacun une capacité à (re)créer 16,5 ETP (équivalents temps plein) en 5 ans ... Imaginez !






Soyez heureux en 2014 et au vert 



pour l'obtention de vos résultats 


:-)



 
 
 
 

samedi 16 mars 2013

Budget de la Défense - Le Temps des Discours est Fini ...

Bonjour,

Il me paraissait idoine de publier ci-dessous les propos du général Lalanne-Berdouticq, en clôture d'un séminaire à l'I.H.E.D.N. (Institut des Hautes Études de la Défense Nationale).

Le discours a été prononcé par le général Lalanne-Berdouticq (ancien commandant du 3ème régiment étranger d’Infanterie et ancien chef du bureau de liaison de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban – FINUL 2), lors de la clôture d'une récente session de l'IHEDN.
Pourquoi?

Tout d'abord parce qu'étant auditeur IHEDN, un de mes rôles est d'être "un relais" si en effet je pense que c'est pertinent ;

Ensuite, la publication récente dans Challenge de cet article sur "Comment Bercy veut saigner à blanc l'armée?" amène à tout citoyen de réfléchir à ce qui se passe actuellement en coulisses depuis de nombreux mois ;

Enfin, il y a cette remarque d'un français actuellement en poste à l'étranger concernant le peu de réactions ... "[..] une certaine torpeur voire une léthargie certaine. Le temps des discours est fini." ...

Et oui, un grand nombre de nos concitoyens peuvent être amené à penser que :
- Prendre position sur le web est délicat;

- D'être pris pour la  "mouche du coche" même ce qui dit est pertinent, n'étant pas dans le cercle restreint des décideurs ou dans le process(us) décisionnel ;

- Agir prend de l'énergie ou coûte. Combien y a-t-il de dossiers, de rapports qui sont réalisés sachant par avance que les décisions sont déjà prises ... Alors pourquoi s'engager? Pourquoi tenter d'influencer le "Livre Blanc"?
Mais "la Torpeur, la léthargie..." ne peuvent-elles pas cacher des "effet de seuil" et s'apparenter à de "l'eau qui dort"; 1936? Cela ne vous rappelle rien? Nommer un "vrai patron" de la Cyberguerre qu'en 2012 n'est-ce pas aussi interrogatif? ;

- Discourir c'est à la portée de tout à chacun. Discourir pour plaire fonctionne. Discourir sans réel stratégie est facile. Discourir avec un double discours est dangereux car elle sape la confiance ou amène le conflit ;

- Trouver des solutions n'est pas à l'ordre du jour? Et pourtant il existe au moins des directions alternatives pour réduire les coûts de la défense en étant meilleur à l'export (réduction du prix unitaire par effet de volume). Cela demande une véritable politique, une vraie volonté de réussir dans un monde compétitif et globalisé, des compétences nouvelles et s'appuyer sur des PMEs. Cela demande de la volonté et de sortir de certains cercles de pensées. Le veut-on vraiment?

Je laisse maintenant la parole à un "Pro".

"C'est intelligent, plein de bon sens, brillamment construit et d'une limpide clairvoyance. C'est la vision d'un stratège éclairé, libre de tout dogme et de toute entrave intellectuelle, raisonnablement optimiste mais terriblement inquiet aussi de la lente dérive de son pays." pour reprendre les propos d'un anonyme...

Bonne lecture.

 … Après ces dix huit jours inoubliables à travailler ensemble, à vous forger des amitiés dont certaines seront définitives, à voir les choses différemment, voici ce que, comme votre « entraîneur » et un peu « ouvreur de voie », je voudrais vous dire. En toute liberté bien sûr et avec mon franc-parler habituel !
  Le monde est complexe et dangereux

Il est loin des « blocs » que nous avons connus des décennies durant, aussi bien que de la « fin de l’histoire » que l’on nous annonçait voici vingt ans, et encore plus loin de la « paix définitive » qui aurait permis « d’engranger les dividendes de la paix » chers à des hommes à la courte vue.

Ce monde, notre monde, reste dangereux. Comme les prophètes que personne n’écoutait dans les années 1930, je ne cesse de dire que le décuplement des dépenses militaires en Extrême-Orient depuis dix ans devrait nous inciter à mieux surveiller les diminutions insensées que subissent les nôtres. Dans l'Histoire en effet les mêmes causes produisent les mêmes effets et il y a donc tout à craindre des abandons qui se produisent chez nous.

Mais encore faudrait-il voir le monde comme il est et non comme beaucoup voudraient qu’il soit.

Méfions-nous du « prêt à penser »

Il est presque toujours faux et ordonné à des fins peu recommandables.
Non le Kosovo n’est pas meilleur après la campagne qu’y ont conduite les alliés en 1999, montée suite à une incroyable guerre d’intoxication médiatique diabolisant les Serbes et présentant les Albanophones comme des anges persécutés…

Il en résulta la fondation du premier pays[1] presque totalement mafieux du continent européen, dont la population originelle, serbe, a été sans pitié chassée de chez elle dans le silence des médias ; ses monastères détruits et ses maisons incendiées.

Non l’Afrique d’aujourd’hui ne vit pas mieux que du temps de la colonisation, à commencer parce que l’esclavage (personne ne le dit) et les massacres ethniques sont repartis de plus belle et que bien des Etats officiellement constitués sont en faillite aussi bien financière que politique.

Non la Libye d'aujourd'hui n'est pas meilleure que celle d'hier, puisque au demeurant elle n'existe tout simplement plus, et  que son tyran a été remplacé par d'autres, en plus grand nombre.

Non la démocratie occidentale n’est pas applicable à tous les continents et à tous les pays. D’abord parce que ce n’est pas un système unique (voyez comme la nôtre est différente de celle des Etats-Unis ou d’Israël, ou bien encore de la Grande-Bretagne) ; ensuite parce que ce système politique ne peut s’épanouir qu’au sein de peuples voyant la personne comme un individu et non comme une partie d’un tout (société personnalistes contre sociétés holistiques)…

Dans les grandes questions du monde...

...n’oublions jamais de considérer le paramètre démographique. Il est capital et le silence des médias et des analystes sur ces sujets en dit long sur l’aveuglement, qui ne peut qu’être volontaire, de nos élites autoproclamées.

Ainsi, quel est l’avenir de l’Allemagne, qui aura perdu sept millions d’habitants en 2030 et se verra peuplée en grande partie de ressortissants d’origine turque ? Sera-t-elle-la même ?

On sait que l’islam confond la sphère publique et la sphère privée en refusant absolument de distinguer « Dieu » et « César ». Or, cette distinction est à la base même des systèmes démocratiques.

Enfin, oublie-t-on qu’une population peut être chassée de chez elle, ou se voir remplacée par une autre, les autochtones se retrouvant alors comme étrangers sur leur propre sol ?

Sans remonter à la diaspora juive du premier siècle, pensons aux Coptes d’Egypte, aux chrétiens de Turquie et d’Asie (20% de la population en 1900 alors qu’ils sont aujourd’hui 0,02%, soit mille fois moins) ou bien encore aux Serbes du Kosovo, déjà cités (90% de la population en 1900 et moins de 10% aujourd’hui) !

Hors les idéologues, qui peut être assuré qu’en France, nous sommes à l’abri de tels phénomènes ?

Refuser d’examiner la question sous couvert de mots en « isme » est singulièrement irresponsable.

Or, entendons nous que l’on pose cette question ? Non.

Considérons aussi l’incroyable effondrement démographique de nos voisins Italiens et Espagnols et tentons d’imaginer ces deux pays dans trente ans ! « Il n’est de richesse que d’hommes », dit le proverbe.

Que sera la civilisation occidentale si, dans trois siècles, des touristes visitent nos cathédrales sans que personne ne puisse leur expliquer le sens d’un Christus pentocrator dont ils contempleront la sculpture sur le tympan, ainsi que cela se passe pour les églises de Cappadoce, alors que plus aucun chrétien ne vit aux alentours ?

Rien n’est définitif dans l’histoire des hommes,  pas plus le tracé des frontières que les peuples qui s’abandonnent et doutent d’eux-mêmes.

Enfin, cessons de nous croire à l’abri des menaces militaires...

... au motif que nous possédons d’admirables sous-marins nucléaires.

La guerre est bien de retour et le fracas des combats des Balkans, maintenant assourdi, nous rappelle qu’elle peut s’inviter dans des contrées européennes très proches, et pourquoi pas chez nous ? Qui peut ignorer que si tout le monde (tout le monde, sauf nous !) réarme sur la planète, c’est bien pour quelque raison !

Et l’Europe, direz-vous !

Fort bien, mais l’Europe n’est sur le plan militaire qu’une addition de faiblesses, vous le savez. Ajouter des faiblesses à d’autres faiblesses n’a jamais constitué une force mais bien une faiblesse plus grande encore[2] !

Comme le disait, je crois, Roosevelt au moment de la Grande dépression, puis au début de l’engagement américain dans la 2e guerre mondiale, « Ce que nous devons craindre le plus au monde, c’est la peur elle-même ». Or, l’histoire nous enseigne que les populations qui ont peur de la mort sont celles qui disparaissent de la surface du globe.

Notre manière « d’évacuer » la mort de la vie sociale est effrayante en elle-même, car un jour ou l’autre nous devrons combattre pour notre vie, et donc la risquer. Ne pas s’y préparer c’est nous assurer de perdre cette vie à coup sûr.

Cela s’appelle la lâcheté, qui n’a jamais attendri aucun adversaire déterminé ; jamais, bien au contraire.

Rappelons-nous avec honte que certaines erreurs peuvent être commises puis recommencées : la République naissante déclara la guerre illégale en 1791 et se trouva en conflit avec l’ensemble de ses voisins deux ans plus tard. En 1928, à la Société des Nations, cet ancêtre de l’ONU, le « Pacte Briand-Kellog » déclara la guerre « criminelle » à la face du monde. Onze ans plus tard aussi bien la France que la Grande-Bretagne étaient acculées à une mobilisation générale dans des conditions désastreuses, pour aboutir à ce que l’on sait : l’occupation de  toute l’Europe sauf la Suisse, et aussi les camps de concentration. Nous n’avions pas voulu lire Mein Kampf, non plus que méditer les pensées de Lénine et voir les camps soviétiques, qui mèneraient l’un à Katyn et l’autre à Treblinka ou Sobibor.

« Le droit sans la force n’est  rien, la force sans le droit c’est la tyrannie » disait à peu près Pascal.

Souvenons-nous-en.

Enfin, je voudrais insister sur le sens des mots. Discutant avec plusieurs d'entre vous pendant la session j'ai une nouvelle fois constaté que les mots n'avaient souvent pas le même sens pour l'un et pour l'autre. Je pense à un échange récent sur le mot République dont mon partenaire me disait que « Pour lui la république c'était… ».

Or, là est le danger : nous n'avons pas à dire que « Pour nous » un mot veut dire telle chose ; nous devons au contraire nous référer à sa définition exacte sinon plus aucun échange n'est possible.

Reprenant l'exemple de la République, je lui disais que celle-ci se définit par trois critères et seulement trois : Un gouvernement collégial, qui obéit à des lois, et dont le mode de succession n'est pas dynastique. Un point c'est tout.

La république romaine était-elle démocratique ? Non, mais c'était tout de même une république.

Donc, ne confondons pas les mots les uns avec les autres. Ainsi de la démocratie[3], qui peut parfaitement trouver sa place dans un système monarchique comme en Grande-Bretagne et ainsi de suite.

À notre époque où le dialogue semble érigé à la hauteur de vertu et de principe cardinal des relations sociales, travaillons donc à ce qu’il qu'il soit possible au travers de mots employés dans leur juste sens. Nous aurons alors fait un grand pas vers la clarté et de saines relations interpersonnelles.

J'insiste : cette question de la précision du vocabulaire est absolument essentielle si l'on y réfléchit bien.

En conclusion :

-Il nous faut chasser l’idéologie, quelle qu’elle soit ; de « droite » ou de « gauche ». C’est une maladie mortelle de l’esprit car elle fait voir la réalité au travers de systèmes d’idées, qui sont autant de lunettes déformantes.

A l’idéologie il faut opposer le principe de réalité qui veut que les choses soient ce quelles sont, que cela nous plaise ou non. Alors on peut agir en  espérant ne pas trop se tromper.

Il n’y a pas de bons camps de concentration (cubains, nord-coréens, chinois) dont on ne parle jamais, et de mauvais, les nazis, dont il faut sans cesse se souvenir.

Il y a eu et il y a des camps de concentration où des innocents sont morts et meurent encore dans des conditions atroces.

Il n’y a pas l’antisémitisme, évidemment condamnable, des « néonazis », et sa variété excusable, celle des « islamistes », qui est passée sous silence. Il y a l’antisémitisme (qui d’ailleurs est un antijudaïsme), un point c’est tout.

Au nom de quoi devrait-on condamner « l’islamophobie » si l’on ne le fait pas de la « papophobie » ou de la « christianophobie » ? A-t-on vu un chrétien Chaldéen ou un Melchite se faire sauter dans une mosquée d’Irak ? Un seul ? Dès lors, comment mettre sur le même pied « les » intégrismes ?

Il existe quand même une différence de nature entre un zélateur d’Al Quaeda et un Mormon, je crois.

Distinguer souverainement le bien du mal, ne pas mettre à égalité le bon et le mauvais s’appelle aussi : Liberté.

-Il nous faut être convaincus que la France est et reste une grande puissance. Du moins si elle continue de le décider.

Aujourd'hui, combien de pays ont-ils une représentation diplomatique dans le monde comparable à la nôtre ? Un seul.

Combien de pays disposent-ils de sous-marins lanceurs d’engins totalement conçus, fabriqués, maîtrisés par leur gouvernement national dans le monde ? Trois, et pas la Grande-Bretagne

Combien de pays disposent-ils de porte-avions de premier rang à catapulte avec une flotte aérienne adaptée, moderne et entrainée ? Deux.

La France est au premier rang de toutes les grandes négociations mondiales, elle dispose d’un siège de membre permanent au Conseil de sécurité de l’ONU, ses avions volent dans tous les cieux de la planète. Elle est au premier rang de la technique, de l’art, de la littérature.

Elle est au premier rang des pays possédant un patrimoine multiséculaire, admirable et entretenu.

Elle est au premier rang de certains travaux de recherche, elle inonde une partie du monde de son rayonnement culturel, artistique, commercial, d’influence, et ce depuis neuf siècles sans discontinuer !

Quand la France parle, on l’écoute, parfois on la jalouse et on la brocarde de temps en temps,  mais on l’écoute et son message est souvent reçu. C’est un fait.

Cependant… restons modestes et cessons de donner des leçons au monde entier, car, comme d’autres, nous n’avons pas que des qualités. Le blanc de notre drapeau n’est hélas pas immaculé. Nous avons aussi de graves défauts : nous sommes souvent arrogants, légers, hâbleurs, désunis, insupportables.

Nous voulons répandre les Droits de l’Homme sur le monde, mais nous avons inventé le génocide sous le terme de populicide, puis l’avons mis en œuvre en Vendée en 1793. Nous sommes (avec raison) pour la tolérance religieuse, mais… des Dragonnades de Louis XIV[4] aux « baptêmes républicains » de Carrier à Nantes ou aux lois d’Emile Combes en 1905[5], nous savons aussi persécuter nos concitoyens pour leurs convictions religieuses…

Cependant et tout bien considéré, soyons fiers de ce que nous sommes, mais avec mesure.

Soyons fiers de notre héritage multiséculaire, en ayant conscience de ce que nous sommes les « débiteurs insolvables » des richesses léguées par nos ancêtres.

Nous ne pourrons jamais rembourser cette dette, qui nous oblige.

Mais soyons aussi convaincus que cet héritage est fragile et peut s’effondrer en quelques années, voire quelques mois si des événements dramatiques venaient à se produire et auxquels nous n’aurions pas fait face à cause de notre impréparation, de notre inconscience, ou parinconsistance ou imprévoyance

Voyez comme s’est écroulé l’Ancien régime en quelque semaines[6], ou encore le tsarisme, le communisme, la Vienne impériale, sans parler des empires romain, moghol, khmer ou aztèque…

Ce formidable patrimoine, notre patrimoine (matériel et immatériel) est fragile et se trouve entre nos mains.

Alors restons vigilants et combattons les idées dangereuses pour l’avenir, tout en travaillant d’arrache-pied à l’unité de notre nation, qui en a de jour en jour plus besoin.

Nous savons de mémoire séculaire, depuis Bouvines pour le moins, que la France unie est victorieuse des défis.

Désunie elle se dissout et, qui sait, pourrait disparaître.

Cela ne se doit pas.

Alexandre Lalanne-Berdouticq


[1] Grand comme un département de chez nous : 10 000 km2 et un million d’habitants…
[2] Dix estropiés au départ d’un cent mètres olympique ne feront pas un champion !

[3] Dont la caractéristique essentielle est que le siège de la souveraineté se tient « dans la personne du peuple », qui délègue ou non son autorité à des mandataires (démocratie directe ou indirecte).
[4] Contre les Protestants

[5] Contre les Catholiques
[6] Il a succombé à des crises multiples et simultanées : économique avec des dettes abyssales et une fiscalité inopérante et injuste, une défiance du peuple dans ses élites qui ne le représentaient plus, l’incapacité du système à se réformer et un pouvoir impuissant qui refusait de voir la réalité. Comparons avec aujourd’hui…

mardi 1 janvier 2013

Voeux 2013 : Pas de Blues - Agissez !


Cher lecteur,

Il me semblait intéressant de faire un bilan de mes vœux souhaités l’année dernière en 2012. Je vous partagerai ensuite ceux de cette nouvelle année de 2013.

Les différents acteurs économiques ont eu en 2012 des sueurs froides et sont parvenus à garder leur calme et à trouver des solutions. L’éclatement de la zone euro n’a pas eu lieu, la Grèce par exemple a continué d’être soutenue mais sa population n’en perçoit pas les bénéfices et s’enfonce dans la pauvreté. L’attention se tourne d’avantage vers les Etats-Unis où la falaise de la dette  (« fiscal cliff ») atteint le montant faramineux de 16 320, 418  milliards [au 1er janvier 2013 à 13h30 GMT]. Lorsque vous lirez ces lignes, et plus encore dans deux mois, ce montant n’aura pas été stabilisé malgré les arbitrages annoncés ce jour pour les 2 prochains mois.

Les investisseurs continuent à vouloir des rendements à 15% annuels pour des sociétés matures, comme le montre l’évolution de l’indice du CAC sur un an. De même, une partie de l’âme capitalistique, celle qui correspond à la participation de facteurs humains dans « l’arbitrage », disparaît puisque ce sont les machines qui ont pris le pouvoir … Depuis dix ans, la part journalière de transactions haute fréquence augmente. Elle est aujourd'hui de 60 % aux États-Unis et de près de 40 % en Europe. Nous avons donc créé une bulle spéculative mathématique, c'est-à-dire une modélisation des marchés où seuls peu d’humains ont une vraie compréhension, et dont l’éclatement pourrait avoir des conséquences plus grandes encore que la dé-escalade de la falaise américaine.

Heureusement derrière ce sombre tableau il y a une prise de conscience de la majorité des citoyens des pays riches, par-delà leurs nationalités, qu’un Etat ne peut dépenser à moyen et long terme d'avantage que la richesse qu’il produit. Le fait que le budget de remboursement de la dette publique soit presque équivalent à celui de l'Education Nationale doit continuer de faire réfléchir et de prendre des décisions plus courageuses que celle d’augmenter le budget de l’Education Nationale. Les enjeux sont ailleurs !

L’année 2012 a marqué un tournant sur la prise de conscience collective que nous devons faire attention à notre environnement et que la montée en puissance régulière des ouragans dont Sandy à New-York était un signe précurseur de dérégulations en chaîne… De même l’augmentation marquée des prix de l’eau potable, des matières premières alimentaires et de nombre de nos produits de consommation n’est pas passé inaperçu au sein des populations...

Du côté de l’énergie, l’arrivée de nouvelles techniques principalement aux Etats-Unis pour extraire à faible coûts le gaz de schiste brouille les pistes du besoin d’énergies non-fossiles et la tendance de consommation d’énergie fossile primaire au niveau mondial ne change pas beaucoup. On peut néanmoins espérer que l’agression de la pollution atmosphérique dans des villes comme Shanghai  ou Los Angeles après des citoyens feront évoluer les choses.

Pour ce qui de l’exercice du droit de vote en France en 2012, les français qui ont voté savent ce qu’ils ont voté. Ils doivent assumer leur vote.

Pour les autres, qui, en dehors de raisons de santé ou d’autres éléments graves, n’ont pu voter, qu’ils prennent conscience que leur vote manque.

Que des hommes politiques actuels ne parviennent plus à donner d’horizon à leur concitoyens, que des hommes politiques fassent du « copinage », que des hommes politiques déçoivent ne doit en aucun cas faire baisser les bras de ceux qui ont le droit de vote!

Quant au parti qui ne sait pas organiser d’élections au sein de ses adhérents qu’il réfléchisse bien aux dégâts citoyens qu’il a occasionné ! Comment un parti démocratique peut-il présenter des candidats à des élections s’il ne sait pas lui-même appliquer les lois démocratiques en interne ?

Ainsi, je vous souhaite cher lecteur que dans vos choix de 2013 vous ayez en tête ces éléments lorsque vous aurez un petit coup de blues ou de déprime :

-      Que chaque citoyen ayant le droit de vote puisse l’exercer dans l’urne et au-delà : Ecrire auprès de représentants élus, se manifester au travers de fondations ou d’associations reconnues, être force de proposition sont des axes à privilégier. C’est bien par les représentants élus que les chosent changeront qu’ils soient de gauche ou de droite ! A défaut, les citoyens risquent de penser que la prise de la rue, en masse, n’est que la seule solution pour faire changer les choses. Que neni, 1789 a déjà eu lieu !

-      Que dans votre entourage vous encouragiez ceux qui produisent ou contribuent à créer une « valeur ajoutée », pensent que « l’innovation réside dans le passage d’une idée à l’industrialisation de cette idée », c'est-à-dire en ayant en tête le maintien et le développement de l’emploi, et bien moins dans la gestion du changement qu’induit l’innovation.

-      Que vous gardiez en tête les incroyables ressources que les hommes et femmes ont. Souriez, riez !
 
Regardez ou écouter ces vidéos (allez au bout de chacune) :

One Direction - What Makes You Beautiful (5 Piano Guys, 1 piano) – ThePianoGuys, 3 mn 21s



 

Pulcino Pio - Le Poussin Piou OFFICIEL, 2 mn 41s



 

Cécile Corbel – Harpiste - Bretagne - 5 mn 25s



 

Gad Elmaleh, L’autre c’est moi, Spectacle de 2015, 1h 56 mn,