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lundi 31 août 2020

Consommation énergétique & Marche Bretonne sur le GR34

Pour la 2ème année consécutive, je suis allé marcher sur le GR34 Breton. L'année dernière ce fut du 1er au 21 juin entre le Mont Saint Michel et Morlaix, 441 Km. Cette année ce fut du 9 au 19 août en comité réduit familial avec quelques amis entre Morlaix et Brest (raccourcis à Lanidult à cause de la tempête), 170 Km.
Que de
magnifiques paysages, de (fort belles) rencontres humaines et d'imprévus climatiques ou organisationnels à gérer ! Changer d'air dans cette période troublée d'un monde qui change et cette notion de "vacances" est un luxe paradoxal.
L'intention de cet article est de "nous sensibiliser" à notre impact énergétique lorsque nous utilisons les réseaux sociaux. 😀
E
n préalable pour celui qui lit cet article, je n'ai aucun contrat de sponsoring ou d'apport d'affaire avec le fabriquant de batterie solaire choisi ou un concurrent, un opérateur téléphonique ou de système d'exploitation.
Lorsque j'écris cet article, en estimant le temps effectif de rédaction/modifications à 2 heures, il y a l'énergie nécessaire à le produire (temps d'écran, processeur bas régime, peu de consommation réseaux et des routeurs, stockage serveur réseau mutualisé) sans compter ma propre énergie mitochondriale 😉. A ce stade j'estime la consommation à 2 ampoules de basse consommation (30 Wh) pendant 2 heures soit 120 Wh pour simplifier. Si quelqu'un est intéressé par préciser ou compléter l'estimation il est bienvenue. 😀 Il faut ensuite trouver un multiplicateur entre ce qui j'écris et ce qui est effectivement lu pour une estimation énergétique totale sachant que le consensus est de dire qu'une recherche/lecture sur serveur Google coûte en moyenne une ampoule basse consommation soit 0,3 Watt pendant une heure [Ce qui représente à peu près autant d’énergie que ce qu’un corps humain adulte brûle en 10 min..]. Je vous invite entre autre à aller lire cet article du Monde sur "Combien de CO2 pèsent un mail, une requête Web et une clé USB?" 

Lorsque je publie une vidéo sur mon compte Instagram par exemple, cette quantité d'énergie est plus difficile à quantifier : elle va dépendre de la qualité de la communication avec les relais c'est à dire la distance qui nous sépare d'eux, si c'est du 3G ou 4G [la 4G consomme plus d'énergie que la 3G] , la façon dont le système d'exploitation du téléphone va gérer ce service [et aussi les autres services pour qu'il puisse le rendre] ainsi que la façon dont l'application du réseau social a été développée. Je n'entrerai pas dans la différence de publication d'une vidéo sur Facebook car elle doit charger en plus avant plein d'autres choses qui ne sont pas à proprement parlé lié à la publication de cette vidéo ...

Pourquoi, pour cette marche sur le GR34, ai-je décidé de prendre avec moi une batterie solaire ?

Je souhaitais savoir si je pouvais faire une marche en autonomie énergétique en restant connecté et en améliorant la résilience constatée comme fort médiocre l'année dernière. J'ai chois un modèle quasi étanche ayant une capacité de 15000 mAh soit la capacité de recharge d'un téléphone portable estimé à "6 charges". Je décide de la charger au départ sur secteur pour m'assurer de sa pleine charge. J'ai intégré le fait que cette batterie, mise sur mon sac à dos, possède un panneau solaire relativement petit. J'escompte bien toutefois avoir une capacité suffisante pour tenir durant 15 jours d'été.

La première journée, j'ai eu l'impression que j'allais être autonome en énergie mais ma batterie solaire avait déjà diminué de 50% le deuxième. J'avais configuré mon téléphone pour avoir le moins de consommation possible (coupure de Bluetooth, Wifi fermé en mobilité, luminosité basse, ...) du moins au niveau facilement accessible pour un "utilisateur normal". J'ai publié sur les réseaux. C'est à compter du 5ème jour que j'ai constaté arriver au bout des réserves de toutes ma batterie solaire et de celle de mon téléphone. Par rapport à l'année dernière, j'ai eu une confort inégalé et pu vous produire bien d'avantage de vidéos, Live et photos live mais fort loin de mon objectif d'autonomie.

D'un point de vue énergétique, j'estime donc ma consommation éditoriale en mobilité sur 5 jours à 7 charges de téléphone lié à ma batterie soit une puissance P=U*I avec 5V en sortie + 1 charge soit 87,5 Watts en local. A cela doit s'ajouter la consommation électrique des relais, routeurs, serveurs de traitement vidéo, publication vidéo, stockage et écrans lecteurs. Vous noterez que j'ai intégré la consommation téléphonique mais je vous assure qu'elle est a été marginale soit 3 courtes communications par jour en moyenne.

Quel est donc le ratio maintenant en énergie totale consommée (localement + à distance par les serveurs)? On peut raisonnablement estimer que l'énergie nécessaire en local pour traiter l'information par les serveurs est au moins égale à celle nécessaire à distance. On arrive à 175 Watts ce qui me paraît faible. Il est plus difficile d'estimer la consommation énergétique lié aux antennes relais, routeurs. On peut aussi se faire une idée d'un effet multiplicateur lié à l'audience et du temps de visionnage. Là aussi l'objectivité de la mesure se corse. Que prendre entre ce que je peux estimer être vu, ce qui est vu en totalité? Il faudrait une étude sérieuse pour le quantifier. Qui travaille sur ce sujet? Intéressé par vos avis.

En tout cas, à titre personnel, si j'estime l'ensemble de ma production vidéo/réseau à 25 Watts par jour pour une audience globale de 50 personnes en moyenne par jour m'ayant intégralement suivi, je peux estimer à une consommation énergétique équivalente par personne en intégrant la partie serveur et la partie locale (j'inclus en cela une moindre consommation relative du fixe par rapport au mobile) soit 1,25 KW par jour. Comme publié par EDF avec 1 kWh, on peut travailler une demi-journée avec un ordinateur fixe contre une journée et demie avec un ordinateur portable. Un modem ADSL fixe consomme 1 kWh en 8 h, qu’il soit en marche ou en veille. Vous pouvez ainsi vérifier que l'ordre de grandeur que je vous donne est correct et mieux vous sensibiliser à être responsable 😉

En conclusion, nous sommes nous-même en temps que professionnels présents sur les réseaux sociaux responsable de notre impact environnemental. Il en va de même pour les fabricants de téléphones, les opérateurs de réseaux, les développeurs d'applications ... Bref, aujourd'hui l'énergie est un bien précieux dont on a finalement peu conscience lorsque nous utilisons les réseaux sociaux ... Produisons donc des choses qui en valent la peine, pour des être humains qui vont y retrouver quelque chose d'utile (intégrant évidemment le simple plaisir et nos émotions).

Que pensez-vous de cet article et de mes estimations?

Participer au commentaire coûte de l'énergie (humaine) ... la prise de conscience et la mise en place d'actions peut valoir la peine de débattre et d'être force de proposition 😀-----------------------
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jeudi 6 mars 2008

L'Informatique Propre et les Technologies du Futur

Bonjour à tous,

Il y a dans l'air du temps une prise de conscience des enjeux énergétiques de ces prochaines années et une volonté de plus en plus visible de protéger l'environnement.
En fait il s'agit d'anticiper l'avenir pour que notre biosphère ne devienne pas un Mercure, un Mars ou une Lune ...

J'ai bien aimé l'article Green IT publié sur le blog de "croissance verte".
Au delà du fond et de la forme de ce blog, l'idée d'associer la "croissance" au concept "vert" est excellente. Cela nous change du "développement durable" et permet de bien associer l'enjeu de "croître" et de "se développer" à celui d'un environnement principalement chlorophylien associé à notre forme de vie. Je vous recommande d'aller lire cet article sur l'Informatique Propre.

Je reviendrai sur le Green IT avec la Clean Tech initiative avec Tony Gomes dans un prochain post. Tony s'occupe d'une société en pointe sur ce segment : Advance IT.

Pas de point de vu décalé donc en apparence ... sauf que "l'Informatique Propre" est associé à "I.P." et "IP". I.P. pour "Intellectual Property" et IP comme procole universel de l'internent TCP-IP.

Concernant l'I.P., aucun saut majeurs ne pourra s'opérer pour une développement respectueux de l'environnement si ceux qui ont les "Brevets ou les droits" acceptent de les "libérer" plus tôt qu'ils ne l'escomptaient. En effet, un grand nombre de brevets ou de droits de propriété intellectuel sont dans des placards ou des chambres fortes en attendant que leur valeur soit optimale. Hélas, cette valeur optimale est celle du "marché" mais dans le cas qui nous intéresse, le "marché" correspond sans doute à des "seuils de destruction" irreversibles globalement.

Concernant l'IP, si le fabuleux outil du World Wide Telescope que j'ai pu voir avant hier et repris sur l'Informatique Propre, permet de visualiser notre environnement spatial de façon fascinante, il n'en demeura pas moins qu'il aura un coût énergétique important dont on ne souhaite bien sûr pas trop parler.
Toujours concernant l'IP, je voudrais partager ma préocupation concernant ceux qui poussent les technologies RFID jusqu'aux limites du raisonnable. Je m'explique.
Si la "Maison du Futur" tagge tous les objects, trace tous les échanges non seulement des personnes entre elles ou avec des fournisseurs mais également la relation des objets avec les personnes pour fournir des "environnement virtuels projetés", nous allons multiplié la consommation énergétique de ces maisons d'un facteur très supérieur à 1... (euphémisme)

Si toutefois, la consommation dite "Informatique" est marginale par rapport à celle constatée sur la consommation de maisons d'aujourd'hui alors, au delà des questions des niveaux de confiances à établir, nous aurons concilié "l'informatique verte" avec le "développement durable" et la "croissance verte".