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mercredi 30 décembre 2015

Rétrospective des Actions et Activités de Jean-Michel Davault en 2015

Bonjour cher lecteur, chère lectrice,

Je souhaitais vous présenter ici une courte rétrospective personnalisée de l'année 2015 selon mon inévitable prisme de vue.

Cette rétrospective se veut aussi calée
- entre mon regard de citoyen encore libre de s'exprimer
- et le prix qu'il faut payer pour garder "une vision décalée".
Je pense en effet que ce décalage en vaut la peine bien au delà de mes intérêts personnels.

Il y a deux éléments centraux globaux qui se sont fait jour cette année selon moi :
- le besoin de protéger des libertés fondamentales de tout extrémisme ;
- l'impératif besoin de reconsidérer la dimension économique au service des hommes qui en tirent un niveau de vie.

Les attentats de janvier et novembre 2015 sur le territoire français doivent en effet nous rappeler l'importance de nos droits et devoirs fondamentaux. De même le fait que de plus en plus de français rencontrent des difficultés à vivre dignement chaque mois devraient renforcer l'importance attachée au droit de vote.

Fin octobre 2015, nous avons, toutes catégories de chômeurs confondus, plus de 6 127 200 personnes touchées (DOM compris), un chômage des jeunes qui approche 25%, entre 500 000 et 1 million de personnes exclu du système bancaire malgré la loi, constaté plus de 364 000 défaillances d'entreprises ces cinq dernières années selon la Banque de France. Que dire aussi du tabou de tous ceux et celles diplômés de grandes écoles qui sont sur le carreaux et qui pourtant sont courageux et bosseurs?

Pour ce qui me concerne, j'ai rencontré en 2015 une difficulté d'arbitrage entre mon engagement altruiste et mes intérêts personnels à court terme.

D'un côté, j'ai continué bénévolement le projet "Fonds du Rebond" malgré la lenteur administrative et les difficultés à garder un niveau d'énergie et d'efficacité collective qui en découlent. Vous en trouverez ici une brève de situation sachant que l'avis du Conseil Territorial du 11 décembre et de l'étude de l'agrément sont attendus très prochainement. Je tiens ici à remercier les hommes et les femmes qui par delà leurs engagements d'entrepreneurs ou de salariés, en bénévoles, en communication non violente, en compétences techniques, en relation d'amitié particulière naviguant entre patience, méthode, exigence, vérité, dureté opérationnelle, rigueur m'ont épaulé et soutenu dans ce projet tout au long de l'année.

De l'autre, j'ai continué à croire qu'il m'était possible de générer une valeur suffisante en France pour que ma famille puisse continuer d'évoluer avec le nécessaire.
Certaines approches se sont révélées prometteuses ainsi que certains domaines pour lesquels j'ai des affinités depuis de nombreuses années comme le "bien manger, bien vivre, bien-être". Je vous invite à relire la "Ratatouille collective" écrit le 3 août 2007  et aussi vous intéresser au domaine porteur de l'épigénétique couplé aux technologies internet et des objets connectés. Au delà, j'ai investit du temps et un peu de fonds propres en deux jeunes sociétés que sont STIMSHOP et C..TEXDEV (CommunicoTools), dont le potentiel est réel mais qui doivent compter sur les difficultés typiquement françaises du passage de "l'idée à l'industrialisation de l'idée".

D'autres expériences ont été de véritables claques comme cette entreprise que j 'ai audité. Elle avait un formidable savoir-faire dans la "réalité augmentée", une clientèle aux noms prestigieux. Elle a été obligée de mettre la clef sous la porte constatant qu'elle n'entrait pas dans les "bonnes cases administratives". Son patron est maintenant salarié d'une grande société américaine à Dublin en Irelande pour faire de la "French Tech". Cherchez l'erreur ! Les attentats de novembre 2015 m'ont aussi directement et fortement impacté tant humainement que financièrement. La qualité des personnes qui m'entourent m'ont permis de garder le cap du leadership et de m'adapter en décembre.

En tout cas, l'année 2015 m'a profondément interrogé sur les changements majeurs sociétaux et économiques en cours comme la rédaction de cet article sur le rééquilibrage du coût du travail. 

J'aurai plein d'autres choses à partager, mais je pense que c'est suffisant :-) Mon prochain article sera consacré aux voeux pour la nouvelle année qui approche et à ce que je compte mettre en oeuvre en 2016.

Très bonnes fêtes de fin d'année même si vous avez peu de moyens financiers.

Jean-Michel Davault

[NdlR : Je vous invite à lire en intégralité l'article particulièrement documenté et fouillé écrit par Mme Justine Gay du JDN  ainsi que le rapport du Sénat sur "la lutte contre la pauvreté et l'exclusion"]




mardi 30 décembre 2014

Références professionelles publiques

 
Bonjour cher lecteur, chère lectrice,
 
Un ensemble de personnes étaient désireuses que je publie mes références publiques sur mon blog en insistant plus particulièrement ce que j'ai fait depuis le 2 décembre 2010 et plus particulièrement en 2014. Vous trouverez donc ci-dessous, une image des actions et références publiques qui me paraissaient opportun de faire savoir, sachant que mon savoir-faire et savoir-vivre demeureront à la seule appréciation de ceux qui auront effectivement travaillé avec moi :-)
 
Vous le remarquerez, le décalage et le recalage sont toujours d'actualité dans les actions entreprises ;-)
 
En tout cas merci à ceux et celles qui me font confiance. Sans eux, ces belles aventures n'auraient pas eu lieu.
 
Bonnes fêtes de fin d'année,
 
Jean-Michel Davault
 
 

mardi 5 janvier 2010

Décalé, Utopie et Réalisme

L'exercice des vœux est un art. Il peut plaire à la première lecture, il peut plaire avec du recul ou il peut aussi déplaire.

Cette année je m'appuie sur une phrase d'une personne de mon entourage pour exprimer mes souhaits : "Que tu utilises l’adjectif décalé sur ton blogue , inconsciemment cela sous-entend l'utopie". [ndlr : ce blog s'appelle "Point de Vue Décalé"]

Dans notre société, la personne est à la fois « un simple individu » dans le sens « perdu dans la masse de l’homo economicus » et « une personne ayant une pensée libre» [homo sapiens].

La personne est prise entre l’enclume de la masse et l’anonymat de la solitude associé à ses idées innovantes ou décalées. La personne doit aller au-delà du « j’ai raison », car rien de sert d’avoir raison tout seul, et au-delà de la quadrature de l’innovation qui démarre justement par une « pensée ou une idée décalée ». Au départ l’idée nouvelle est souvent considérée comme utopique.

Ainsi, l’innovateur est confronté au réalisme de l’innovation - le décalage - . Il doit faire preuve de sa « capacité de conviction ». Ce n’est qu’à ce prix qu’est transformé le « décalage » en richesse tant pour lui-même que pour la collectivité. Et là, je vous le donne en mille, il faut avoir de nombreux talents. A défaut, il faut soit les acquérir, soit les rassembler autour de soi. Si cet individu échoue, on dira qu’il avait des utopies. C’est simple et cruel.

Ainsi, le simple individu est fragile mais quand « l’idée » dépasse l’individu et devient collective, la simple fourmi devient fourmilière. Je vous invite à lire Les Fourmis de Bernard Werber qui « décale » notre vision tout en s’appuyant sur des données scientifiques. C’est notre angle de vision qui rend une idée utopique ou non. En son temps, Einstein, en présentant sa fameuse équation de la relativité restreinte, avait la pensée de croire que le monde pouvait être mis en équation dans ses grandes lignes… Utopie à l’époque. Reconnaissance scientifique ensuite. On pourrait ensuite discourir sur la théorie des cordes, la constante de l’univers … qui sont à la croisée des énigmes et des utopies pour la majorité des humains. Seule une infime quantité d’hommes en effet sont capables de comprendre les théories les plus avancées … Vérité pour les uns, atteinte des limites ou utopie pour les autres. L’utopie est somme toute relative.

Ainsi, le simple individu doit « rentrer dans des cases existantes » pour qu’il puisse mener ses projets « décalés » c'est-à-dire « innovants ». En fait de nouvelles cases seront créés mais elles ne seront pas visibles tout de suite. Pour les uns, ce sera un jeu de ballet, pour d’autres un jeu de cirque, pour d’autres enfin un jeu de théâtre. Redondance ? L’explosion de la bulle internet de 2000/2001 ou l’éclatement de la bulle immobilo-financière de septembre 2008 amène également à effectuer un parallèle avec Marivaux qui nous interpelle sur le plan de « l’Etre et le Paraître’. Illusion, Manipulation, Croyance et Utopie amène un grand nombre d’acteurs financiers ou économiques à d’avantage de discernement. L’être même s’avère proche du paraître de l’utopie. Il faut en effet garder raison et être prudent.

A titre illustratif, une des grandes difficultés dans notre pays, renforcé par un climat économique et environnemental des plus incertains [« Les principaux facteurs déclencheurs de la crise se sont aggravés depuis »] , consiste à faire émerger des TPE (moins de 10 salariés)/PMEs (de 10 à 49 salariés et d’une part et de 50 à 249 salariés) innovantes ou en phase pré-industrielle au stade d’ETI (société ayant plus de 250 personnes).

C’est cette puissance innovante transformée en industrialisation qui fera la richesse de notre pays demain car elle est souple et adaptable. C’est elle qui résorbera le chômage. Je crois qu’en 2010, ce thème sera dans les prochaines semaines et mois un des chantiers de Mme Christine Lagarde et du gouvernement en général. Il faut absolument que notre système économique se rapproche, à la française, du modèle allemand à forte proportion de petites et moyennes entreprises réalisant presque le tiers de leur richesse nationale.

Restera une barrière à faire sauter pour les TPE/PMEs qui est une spécificité française : « associer obligatoirement un euro de fonds propres à un euro d’emprunt ou un euro de financement public ». Si des « garanties » représentant plusieurs fois les montants empruntés sont fournies, les banques doivent jouer leur rôle économique fondamental de prêteur, en particulier pour l’investissement. »

Ce sujet est d’autant plus épineux pour les TPEs/PMEs dans leurs relations avec le monde financier si elles conçoivent et vendent des biens et services immatériels. Ce point fut entre autre confirmé hier soir lors de la partie question/réponse suite à l’intervention de M. Nicolas Arpagian, auditeur INHES et IHEDN durant son intervention sur la Cyberguerre – La guerre numérique a commencé .

J’espère que ce thème « fonds propres et garanties pour les TPE/PME » sera bien abordé aux prochaines réunions entre la fédération bancaire et les pouvoir publics.

En conclusion, par rapport à mes vœux de l’année dernière, 2009, nous avons vraiment changé d’ère à la suite de cette crise financière et nous ne pouvons pas compter sur la seule erre [inertie] des choses ! Il faut remettre en marche le moteur des TPEs/PMEs qui pèsent entre 90,8% et 99,2% du poids d’une économie régionale ! Le seul « 1 million » de personnes arrivant en fin de droit est un signal d’alarme fort.

Je vous souhaite pour 2010 en lisant ces lignes les vœux de l’engagement contributif à un changement d’air.