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lundi 26 juillet 2021

Du 11 au 24 juillet 2021 - Deux utopies qui se réalisent?

 

11 au 24 juillet 2021 - 278 Km de marche sur le GR34 la tête dans les étoiles

 


Bonjour à tous,

Les personnes qui me connaissent savent que j'ai lancé ma 1ère micro fusée à l'âge de mes 12 ans, puis des mini-fusées d'un kilo via l'ANSTJ puis des fusées supersoniques grâce au programme jeune du CNES dont l'une lors d'un projet appliqué de fin d'études de mon école d'ingénieur HEI (maintenant JUNIA). Puis, ne pouvant alors pas devenir un astronaute pour des yeux myopes et d'autres contraintes de l'époque, j'ai bifurqué professionnellement en me consacrant à l'industrie du logiciel collaboratif et web dont j'ai été un des pionniers en France.

Je fais parti de ceux qui pensent que l'Humanité doit continuer de découvrir l'espace et l'univers qui nous entoure. Je m'intéresse donc à l'astronomie, à la cosmologie et à l'exploration spatiale. Je considère que notre terre est similaire à un formidable vaisseau spatial parcourant l'espace. La terre est aussi le berceau de notre humanité dont nous devons prendre grand soin. Au fil des années, j'ai vraiment pris conscience de la fragilité de la Terre et de ceux qui y habitent. C'est pourquoi je me suis progressivement engagé sur la voie de la Responsabilité Sociétale et Environnementale (RSE) c'est à dire le trait d'union entre le développement (économique et social) durable, la protection raisonnée de notre environnement incroyablement vivant et d'une incroyable beauté par delà ses aridités, ses lois d'adaptation et de (sur)vie. 

Le 11 juillet, je pars marcher de la Pointe Saint Mathieu direction Lorient/Vannes via le GR34 (sentier de grande randonnée) et le sentier du littoral pour 2 semaines en autonomie avec l'objectif de 21 km par jour. Ma motivation c'est d'associer le concept "1Km à 1€" car on peut presque nourrir un enfant sainement dans le cadre d'un projet durable pour 30 jours à un repas par jour (21,34€) ... Est-ce une utopie de vouloir éradiquer la malnutrition infantile au 21ème siècle?

Le 11 juillet, l'utopie jusque là de l'ouverture du marché du tourisme spatial s'effrite par le départ de Richard Branson (et 5 autres personnes) avec son vaisseau StarShipTwo atteint l'altitude maximale de 53,5 miles (86 Km) soit 6 km de plus que ce la NASA et la FAA considèrent comme la frontière de l'espace et ce en 59 mn. On approche la distance parcouru comme le début d'une trajectoire parabolique de Kepler puis d'une descente contrôlée en cercles concentriques après un début d'apogée parabolique. L'ordre de grandeur de la distance totale parcourue peut être estimée à quatre fois l'altitude d'apogée soit 340 Km.

Le 20 juillet, jour de mon anniversaire, Jeff Bezos (et 3 autres personnes) réalise lui un vol spatial plus traditionnel avec son vaisseau Blue Origin en atteignant l'altitude maximale de 351 210 Ft (107 Km) pour une durée de vol total de 10 mn et 19 secondes. J'estime à 230 Km la distance totale parcourue. La vitesse maximale atteinte est de 2597 MPH soit 4179 Km/h.

Chacune de ces expériences de quelques minutes [d'apesanteur] "représente plus de deux fois l’émission individuelle annuelle permettant, selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), de respecter l’objectif d’une augmentation maximale de 2 °C de l’Accord de Paris"  (Ouest-France ***). Avec dix passagers par vol, cela représente 7,5 tonnes de CO2 par personne sans parler des suies et autres éléments polluants. France Info compare cela à un 1,66 tour de la Terre, seul dans une voiture moyenne. Si cette utopie se réalise comme celle d'aller fouler le sol de la lune et bientôt celui de mars, il faut penser à dépolluer et à décarbonner en masse. 

Concernant l'utopie d'éradiquer la malnutrition infantile, elle commence par chacun d'entre nous à se transformer en réalité avec l'effet Colibri. Ainsi, de mon côté, entre le 11 juillet et le 20 juillet, j'ai parcouru à pieds 220 Km. Nature et pollution minimale.
Si on arrête le compteur à la fin de ma marche c'est 278 Km soit un peu en dessous de la moyenne des deux distances parcourues par les 2 trajectoires des fusées. Cela représente presque 3 jours de marche continue sachant que je porte 15 Kg sur le dos incluant tente, matelas, duvet, rechange, technologie et ravitaillement soit une vitesse moyenne de 4,06 Km/h (de +33°C en plein soleil à +16°C en plein vent et pluie). Si je continue mon raisonnement, 21 km parcourus permettent de financer l'alimentation saine d'un enfant pendant 30 jours (à 1 repas par jour). Si je compte sur mes seules forces cela représente 13 enfants soutenus.

Pour obtenir un effet de levier, je vous invite à partager cet article autour de vous pour sensibiliser sur le sujet. En agissant comme moi vous pourrez bénéficier gratuitement de magnifiques paysages bretons 👐😀! 

J'invite bien sûr Jeff Bezos et Richard Brandson à se préoccuper de leur côté de projets associés à la malnutrition infantile en € ou $ pour chaque Km parcourus dans leurs projets respectifs.

Je vous remercie d'avoir lu cet article, de m'avoir soutenu dans ma marche de sensibilisation👐😀 

💖

Jean-Michel Davault

 


 
Jour 1 - 10,7 Km : Pointe Saint Mathieu - Bertheaume/Plougonvelin

Jour 2 - 20,9 Km : Bertheaume/Plougonvelin  - Cosquer/Brest

Jour 3 - 21 Km : Cosquer/Brest - Saint-Jean/Plougastel-Daoulas

Jour 4 - 21,1 Km : Saint-Jean/Plougastel-Daoulas - Presqu'île de Crozon/Logonna-Daoulas

Jour 5 - 20,8 Km : Presqu'île de Crozon - Rosnoën 

Jour 6 - 21,6 Km : Rosnoën - Lestrevet Plage

Jour 7 - 21,3 Km : Lestrevet Plage - Tréboul/Douarnez

Jour 8 - 20,1 Km : Tréboul/Douarnez - Audierne 

Jour 9 - 22,3 Km : Audierne - Plovan 

Jour 10 - 22,4 Km : Plovan - Tréguennec - Penmarch - Toul at Ster

Jour 11 - 17,9 Km : Penmarch - Loctudy/Ile-Tudy

Jour 12 - 20,4 Km : Loctudy/Ile-Tudy - Benodet - Beg Meil

Jour 13 : 21,3 Km : Beg Meil - Baie de Concarnau - Concarnau

Jour 14 : 16,4 Km : Concarnau - Pont-Aven



 













































































































dimanche 29 mai 2016

Se retrousser les manches

Bonjour cher lecteur,

Par-delà mes publications sur LinkedIn, Facebook, Instagram ou d'autres supports, j'aime à revenir en ce lieu d'écriture et de Pensée année après année depuis 2007. Je réserve en effet ce lieu pour des réflexions ayant pour objet mon thème "Point de Vue Décalé" et lorsque j'ai vraiment quelque chose à dire.

Et aujourd'hui, 29 mai 2016, au demeurant la Fête des Mères, j'ai bien quelque chose à dire. :)

A l'origine de cet article de blog il y a l'expression "Se retrousser les manches"?

Que signifie-t-elle?

Étymologiquement "se retrousser les manches permet d’éviter que l’habit se prenne dans les outils et d’avoir moins chaud".

Selon l’Intern@ute, "l'expression nous vient de ceux qui n'hésitaient pas à retrousser leurs manches en préparation d'un travail pénible, afin de ne pas être handicapés par leurs habits qui pourraient se prendre dans les outils. C'est donc se préparer à une tâche".

Quelle résonance ressentiriez-vous si on vous disait qu'il "faut que vous vous retroussiez les manches"? Vous sentiriez vous bien calé dans vos souliers ?

Selon votre humeur du jour, vous reformuleriez pour mieux comprendre, vous vous tairiez simplement, vous pourriez être agacé ou bien prendriez la mouche du coche.

Pour ce qui me concerne, connaissant le sens figuré et le contexte, je choisis de prendre la balle au bond. En effet le sens figuré de "se retrousser les manches" veut dire "Se mettre au travail".

Et bien justement, je remets chaque jour mon travail sur la planche pour aller de l’avant et « ReStarter ». Pour d’autres, il peut être en effet grand temps de se mettre au travail et de « changer de logiciel ».

Le temps où seule une « élite » pouvait dans son coin guider une association, une entreprise un parti politique ou un peuple, le temps de la « lutte des classes» est révolu. Le temps aussi où « l’élite failli honnête» était condamnée à se taire et à se (faire) reformater a fait place au temps où l’on apprend personnellement et collectivement de ses erreurs. Certes, ceci peut être parfois difficile ou douloureux mais il est possible de « se retrousser les manches ».

Nous sommes entrés avec internet petit à petit dans une série d’évolutions majeures où le savoir, les méthodes de travail et la façon dont les personnes échangent ont grandement changé la façon de « se (re)mettre au travail ». Nous sommes passé de « re-calages » en « décalages » pour que les « points de vue décalés » d’un temps deviennent des standards d’un autre temps.

A titre personnel, depuis la fin de la société indépendante « Hommes & Process » le 2 décembre 2010, je « me suis retroussé les manches ».

En tant que consultant j’ai continué à parcourir le monde, à travailler, à imaginer et à me remettre en question. J’ai constaté la fin inexorable de systèmes organisationnels entiers basés sur la lutte des classes et le lien de subordination à un seul chef, de sociétés qui étaient des citadelles imprenables comme Kodak, de systèmes de rémunération qui rendaient les gens esclaves ou assistés pour mieux les asservir.

En tant que citoyen, en tant que personne qui « se retrousse les manches », je suis en train de vivre la fin des partis politiques traditionnels, l’émergence d’organisations et d’intelligences collectives, de systèmes de rémunération plus justes en interdépendance de personnes qui veulent se prendre en main…

Est-ce que tout est pour autant rose et facile ?

Non évidemment. La facilité est celle d’un labeur, d’un labour régulier. Il faut, à titre personnel, s’adapter. Il faut aller au-delà des injustices ou lourdeurs administratives. Il faut aller au-delà de « ses excuses ».  Il faut axer son énergie et ses efforts sur des objectifs à court (le focus), une projection à moyen terme et surtout à long terme. Il faut, à titre collectif, savoir édifier et valoriser les autres. Il faut aussi être capable d’accéder aux « financements » qu’il s’exprime sous une forme ou une autre. Idéalisme ? Utopie ?

Sans plagier les « Grandes Voix d’Europe 1 » où un économiste rendait publique il y a quelques jours son étude sur trois grandes utopies économiques : « La consommation collaborative », « Le trans-humanisme » et la « Décroissance », je pense qu'il faut avoir "un point de vue décalé". Les "rêves" sont considérés comme "utopiques", car si ils s’accomplissaient en tant que tels, leur objet même s’annihilerait. Doit-on pour autant éviter de s’en inspirer et de rêver? A titre d’exemple et à titre personnel, je retiens du mot décroissance ce qui m’intéresse « Consommer moins en quantité mais mieux en qualité ».

En conclusion, bien que je me sois à titre personnel « retroussé les manches », il s’avère que si j’étais le seul à « me retrousser les manches » je m’épuiserais plus ou moins vite à la grande joie de ceux qui veulent un système de contrôle immuable. Nous sommes de plus en plus nombreux à nous retrousser les manches et à chercher des solutions.

Ainsi, si vous voulez rejoindre une démarche de personnes qui se prennent en mains, voici quelques exemples auxquels je participe :

-        l’association que j’ai co-fondée avec une cinquantaine d’autres personnes, dont une Brution que je respecte beaucoup, soutient des projets de personnes qui « se prennent en main » venez soutenir Fonds du Rebond Association. Et plus particulièrement financer ce projet « Produits et Aliments du Monde » qui recherche encore 8900 euros en fonds propres. [depuis septembre 2013]

-        le projet NTC (Nourish The Children) à but lucratif où le « Vitameal » est une sorte de sac de porridge avec tous les nutriments nécessaires à un enfant pour manger 30 jours (1 repas par jour). Plus de 480 millions de repas ont été distribués depuis 2002 de façon individuelle et de sensibilisation collective.

-        une démarche collective qui permet de créer un véritable revenu complémentaire et peut-être même un complément de retraite sur un domaine d’avenir. Pour un grand nombre de personnes une centaine d’euros par mois nets de charges c’est important !


Donc oui, je « me retrousse les manches ». Et vous cher lecteur, n’hésitez pas à me contacter si vous vous sentez concerné pour « co-retrousser vos manches » avec moi, ensemble.




mardi 5 janvier 2010

Décalé, Utopie et Réalisme

L'exercice des vœux est un art. Il peut plaire à la première lecture, il peut plaire avec du recul ou il peut aussi déplaire.

Cette année je m'appuie sur une phrase d'une personne de mon entourage pour exprimer mes souhaits : "Que tu utilises l’adjectif décalé sur ton blogue , inconsciemment cela sous-entend l'utopie". [ndlr : ce blog s'appelle "Point de Vue Décalé"]

Dans notre société, la personne est à la fois « un simple individu » dans le sens « perdu dans la masse de l’homo economicus » et « une personne ayant une pensée libre» [homo sapiens].

La personne est prise entre l’enclume de la masse et l’anonymat de la solitude associé à ses idées innovantes ou décalées. La personne doit aller au-delà du « j’ai raison », car rien de sert d’avoir raison tout seul, et au-delà de la quadrature de l’innovation qui démarre justement par une « pensée ou une idée décalée ». Au départ l’idée nouvelle est souvent considérée comme utopique.

Ainsi, l’innovateur est confronté au réalisme de l’innovation - le décalage - . Il doit faire preuve de sa « capacité de conviction ». Ce n’est qu’à ce prix qu’est transformé le « décalage » en richesse tant pour lui-même que pour la collectivité. Et là, je vous le donne en mille, il faut avoir de nombreux talents. A défaut, il faut soit les acquérir, soit les rassembler autour de soi. Si cet individu échoue, on dira qu’il avait des utopies. C’est simple et cruel.

Ainsi, le simple individu est fragile mais quand « l’idée » dépasse l’individu et devient collective, la simple fourmi devient fourmilière. Je vous invite à lire Les Fourmis de Bernard Werber qui « décale » notre vision tout en s’appuyant sur des données scientifiques. C’est notre angle de vision qui rend une idée utopique ou non. En son temps, Einstein, en présentant sa fameuse équation de la relativité restreinte, avait la pensée de croire que le monde pouvait être mis en équation dans ses grandes lignes… Utopie à l’époque. Reconnaissance scientifique ensuite. On pourrait ensuite discourir sur la théorie des cordes, la constante de l’univers … qui sont à la croisée des énigmes et des utopies pour la majorité des humains. Seule une infime quantité d’hommes en effet sont capables de comprendre les théories les plus avancées … Vérité pour les uns, atteinte des limites ou utopie pour les autres. L’utopie est somme toute relative.

Ainsi, le simple individu doit « rentrer dans des cases existantes » pour qu’il puisse mener ses projets « décalés » c'est-à-dire « innovants ». En fait de nouvelles cases seront créés mais elles ne seront pas visibles tout de suite. Pour les uns, ce sera un jeu de ballet, pour d’autres un jeu de cirque, pour d’autres enfin un jeu de théâtre. Redondance ? L’explosion de la bulle internet de 2000/2001 ou l’éclatement de la bulle immobilo-financière de septembre 2008 amène également à effectuer un parallèle avec Marivaux qui nous interpelle sur le plan de « l’Etre et le Paraître’. Illusion, Manipulation, Croyance et Utopie amène un grand nombre d’acteurs financiers ou économiques à d’avantage de discernement. L’être même s’avère proche du paraître de l’utopie. Il faut en effet garder raison et être prudent.

A titre illustratif, une des grandes difficultés dans notre pays, renforcé par un climat économique et environnemental des plus incertains [« Les principaux facteurs déclencheurs de la crise se sont aggravés depuis »] , consiste à faire émerger des TPE (moins de 10 salariés)/PMEs (de 10 à 49 salariés et d’une part et de 50 à 249 salariés) innovantes ou en phase pré-industrielle au stade d’ETI (société ayant plus de 250 personnes).

C’est cette puissance innovante transformée en industrialisation qui fera la richesse de notre pays demain car elle est souple et adaptable. C’est elle qui résorbera le chômage. Je crois qu’en 2010, ce thème sera dans les prochaines semaines et mois un des chantiers de Mme Christine Lagarde et du gouvernement en général. Il faut absolument que notre système économique se rapproche, à la française, du modèle allemand à forte proportion de petites et moyennes entreprises réalisant presque le tiers de leur richesse nationale.

Restera une barrière à faire sauter pour les TPE/PMEs qui est une spécificité française : « associer obligatoirement un euro de fonds propres à un euro d’emprunt ou un euro de financement public ». Si des « garanties » représentant plusieurs fois les montants empruntés sont fournies, les banques doivent jouer leur rôle économique fondamental de prêteur, en particulier pour l’investissement. »

Ce sujet est d’autant plus épineux pour les TPEs/PMEs dans leurs relations avec le monde financier si elles conçoivent et vendent des biens et services immatériels. Ce point fut entre autre confirmé hier soir lors de la partie question/réponse suite à l’intervention de M. Nicolas Arpagian, auditeur INHES et IHEDN durant son intervention sur la Cyberguerre – La guerre numérique a commencé .

J’espère que ce thème « fonds propres et garanties pour les TPE/PME » sera bien abordé aux prochaines réunions entre la fédération bancaire et les pouvoir publics.

En conclusion, par rapport à mes vœux de l’année dernière, 2009, nous avons vraiment changé d’ère à la suite de cette crise financière et nous ne pouvons pas compter sur la seule erre [inertie] des choses ! Il faut remettre en marche le moteur des TPEs/PMEs qui pèsent entre 90,8% et 99,2% du poids d’une économie régionale ! Le seul « 1 million » de personnes arrivant en fin de droit est un signal d’alarme fort.

Je vous souhaite pour 2010 en lisant ces lignes les vœux de l’engagement contributif à un changement d’air.