L'exercice des vœux est un art. Il peut plaire à la première lecture, il peut plaire avec du recul ou il peut aussi déplaire.
Cette année je m'appuie sur une phrase d'une personne de mon entourage pour exprimer mes souhaits : "Que tu utilises l’adjectif décalé sur ton blogue , inconsciemment cela sous-entend l'utopie". [ndlr : ce blog s'appelle "Point de Vue Décalé"]
Dans notre société, la personne est à la fois « un simple individu » dans le sens « perdu dans la masse de l’homo economicus » et « une personne ayant une pensée libre» [homo sapiens].
La personne est prise entre l’enclume de la masse et l’anonymat de la solitude associé à ses idées innovantes ou décalées. La personne doit aller au-delà du « j’ai raison », car rien de sert d’avoir raison tout seul, et au-delà de la quadrature de l’innovation qui démarre justement par une « pensée ou une idée décalée ». Au départ l’idée nouvelle est souvent considérée comme utopique.
Ainsi, l’innovateur est confronté au réalisme de l’innovation - le décalage - . Il doit faire preuve de sa « capacité de conviction ». Ce n’est qu’à ce prix qu’est transformé le « décalage » en richesse tant pour lui-même que pour la collectivité. Et là, je vous le donne en mille, il faut avoir de nombreux talents. A défaut, il faut soit les acquérir, soit les rassembler autour de soi. Si cet individu échoue, on dira qu’il avait des utopies. C’est simple et cruel.
Ainsi, le simple individu est fragile mais quand « l’idée » dépasse l’individu et devient collective, la simple fourmi devient fourmilière. Je vous invite à lire Les Fourmis de Bernard Werber qui « décale » notre vision tout en s’appuyant sur des données scientifiques. C’est notre angle de vision qui rend une idée utopique ou non. En son temps, Einstein, en présentant sa fameuse équation de la relativité restreinte, avait la pensée de croire que le monde pouvait être mis en équation dans ses grandes lignes… Utopie à l’époque. Reconnaissance scientifique ensuite. On pourrait ensuite discourir sur la théorie des cordes, la constante de l’univers … qui sont à la croisée des énigmes et des utopies pour la majorité des humains. Seule une infime quantité d’hommes en effet sont capables de comprendre les théories les plus avancées … Vérité pour les uns, atteinte des limites ou utopie pour les autres. L’utopie est somme toute relative.
Ainsi, le simple individu doit « rentrer dans des cases existantes » pour qu’il puisse mener ses projets « décalés » c'est-à-dire « innovants ». En fait de nouvelles cases seront créés mais elles ne seront pas visibles tout de suite. Pour les uns, ce sera un jeu de ballet, pour d’autres un jeu de cirque, pour d’autres enfin un jeu de théâtre. Redondance ? L’explosion de la bulle internet de 2000/2001 ou l’éclatement de la bulle immobilo-financière de septembre 2008 amène également à effectuer un parallèle avec Marivaux qui nous interpelle sur le plan de « l’Etre et le Paraître’. Illusion, Manipulation, Croyance et Utopie amène un grand nombre d’acteurs financiers ou économiques à d’avantage de discernement. L’être même s’avère proche du paraître de l’utopie. Il faut en effet garder raison et être prudent.
A titre illustratif, une des grandes difficultés dans notre pays, renforcé par un climat économique et environnemental des plus incertains [« Les principaux facteurs déclencheurs de la crise se sont aggravés depuis »] , consiste à faire émerger des TPE (moins de 10 salariés)/PMEs (de 10 à 49 salariés et d’une part et de 50 à 249 salariés) innovantes ou en phase pré-industrielle au stade d’ETI (société ayant plus de 250 personnes).
C’est cette puissance innovante transformée en industrialisation qui fera la richesse de notre pays demain car elle est souple et adaptable. C’est elle qui résorbera le chômage. Je crois qu’en 2010, ce thème sera dans les prochaines semaines et mois un des chantiers de Mme Christine Lagarde et du gouvernement en général. Il faut absolument que notre système économique se rapproche, à la française, du modèle allemand à forte proportion de petites et moyennes entreprises réalisant presque le tiers de leur richesse nationale.
Restera une barrière à faire sauter pour les TPE/PMEs qui est une spécificité française : « associer obligatoirement un euro de fonds propres à un euro d’emprunt ou un euro de financement public ». Si des « garanties » représentant plusieurs fois les montants empruntés sont fournies, les banques doivent jouer leur rôle économique fondamental de prêteur, en particulier pour l’investissement. »
Ce sujet est d’autant plus épineux pour les TPEs/PMEs dans leurs relations avec le monde financier si elles conçoivent et vendent des biens et services immatériels. Ce point fut entre autre confirmé hier soir lors de la partie question/réponse suite à l’intervention de M. Nicolas Arpagian, auditeur INHES et IHEDN durant son intervention sur la Cyberguerre – La guerre numérique a commencé .
J’espère que ce thème « fonds propres et garanties pour les TPE/PME » sera bien abordé aux prochaines réunions entre la fédération bancaire et les pouvoir publics.
En conclusion, par rapport à mes vœux de l’année dernière, 2009, nous avons vraiment changé d’ère à la suite de cette crise financière et nous ne pouvons pas compter sur la seule erre [inertie] des choses ! Il faut remettre en marche le moteur des TPEs/PMEs qui pèsent entre 90,8% et 99,2% du poids d’une économie régionale ! Le seul « 1 million » de personnes arrivant en fin de droit est un signal d’alarme fort.
Je vous souhaite pour 2010 en lisant ces lignes les vœux de l’engagement contributif à un changement d’air.
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mardi 5 janvier 2010
Décalé, Utopie et Réalisme
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mercredi 15 juillet 2009
Inspiration - Innovation - Industrialisation
Bonjour à tous,
Fêter un 14 juillet à La Nouvelle Orléans est un moment privilégié.
Au delà d'un feu d'artifice de circonstance et de qualité, au delà de la grande qualité du quattuor de musiciens de jazz, au delà du choix judicieux et agréable du lieu et de l'organisation impeccable grâce au travail de l'équipe organisatrice de Microsoft France, j'ai apprécié de me retrouver avec une bonne centaine de compatriotes rejoint par M. Le Consul pour un petit moment.
C'était la première fois depuis bien longtemps semble-t-il qu'une délégation française professionnelle de cette taille faisait le déplacement.
La ville se remet de ses plaies. 600 personnes ont donné de leur temps bénévolement dimanche dernier pour continuer à remettre en l'état une école. Bravo à eux.
La délégation française a donc injecté dans l'économie locale une contribution non négligeable. C'est cela aussi le commerce international.
Reste maintenannt à ce que cette délégation puisse transformer l'essai de l'exportation de son savoir-faire ;-) L'appui via Ubifrance est un élément indubitablement à prendre en compte si les procédures de contacts sont réactives et adaptées.
Ce qui m'a frappé durant l'évènement WPC 2009 c'est l'importance donnée à ... la culture ! Le temps alloué à la culture, à la musique et à la recherche du bon sens culturel fut important. Le message est clair : l'inspiration technologique se trouve dans les arts, les sens et la culture ! Intéressant non?
L'inspiration mène à l'innovation technologique indéniablement :-)
Par contre, l'innovation en période de crise n'est pas nécessairement synomyme d'industrialisation et donc de profits... surtout en France où le tissus financier demeure inadapté et les réglementations bien lourdes en regard de l'agilité nécessaire à des PME/PMI exportatrices...
Au plaisir
Jean-Michel
Fêter un 14 juillet à La Nouvelle Orléans est un moment privilégié.
Au delà d'un feu d'artifice de circonstance et de qualité, au delà de la grande qualité du quattuor de musiciens de jazz, au delà du choix judicieux et agréable du lieu et de l'organisation impeccable grâce au travail de l'équipe organisatrice de Microsoft France, j'ai apprécié de me retrouver avec une bonne centaine de compatriotes rejoint par M. Le Consul pour un petit moment.
C'était la première fois depuis bien longtemps semble-t-il qu'une délégation française professionnelle de cette taille faisait le déplacement.
La ville se remet de ses plaies. 600 personnes ont donné de leur temps bénévolement dimanche dernier pour continuer à remettre en l'état une école. Bravo à eux.
La délégation française a donc injecté dans l'économie locale une contribution non négligeable. C'est cela aussi le commerce international.
Reste maintenannt à ce que cette délégation puisse transformer l'essai de l'exportation de son savoir-faire ;-) L'appui via Ubifrance est un élément indubitablement à prendre en compte si les procédures de contacts sont réactives et adaptées.
Ce qui m'a frappé durant l'évènement WPC 2009 c'est l'importance donnée à ... la culture ! Le temps alloué à la culture, à la musique et à la recherche du bon sens culturel fut important. Le message est clair : l'inspiration technologique se trouve dans les arts, les sens et la culture ! Intéressant non?
L'inspiration mène à l'innovation technologique indéniablement :-)
Par contre, l'innovation en période de crise n'est pas nécessairement synomyme d'industrialisation et donc de profits... surtout en France où le tissus financier demeure inadapté et les réglementations bien lourdes en regard de l'agilité nécessaire à des PME/PMI exportatrices...
Au plaisir
Jean-Michel
samedi 3 mai 2008
InnWest : Soutenir les projets collaboratifs innovants
Bonjour à tous,
Aujourd'hui, le consensus économique est de constater que les "PME" française sont sous-capitalisées... Certes, mais que peut-on faire pour que cela évolue et surtout quel en est l'intérêt?
Prenons le cas, pour interpeller et en prenant l'hypothèse que le capital social est assimilable aux fonds propres de la société [ce qui est un "raccourci" bien identifié] d'une société au capital social de 1 euro. C'est en effet le montant autorisé pour démarrer une société depuis quelques temps ... Ainsi, une banque ou un organisme public ne pourra pas prêter son concours à plus d'une fois les fonds propres de la société soit ... 1 euro. Difficile de se développer dans ses conditions une fois la société immatriculée !
On mesure donc bien que plus une société possède de fonds propres plus elle a la possibilité de bénéficier d'un effet de levier pour investir soit par l'endettement contrôlé auprès d'une banque soit par des mécanismes publics qui encouragent à financer l'innovation tel l'OSEO.
Vous connaissez tous mon affinité pour les "projets collaboratifs", n'est ce pas?
A ma connaissance, il n'y avait pas de société financière privée en France dont l'objectif affiché était de permettre pour des "PME" le renforcement ou la "consolidation de fonds propres dans le cadre de projets collaboratifs" et ce dans des délais rapides (1 à 2 mois). Il est déjà exceptionnel à ce jour de lever des fonds en moins de 4 mois en France, et les processus, dès que les montant dépassent 100K€, nécessitent 8 à 12 mois au mieux et bien au delà pour des montants encore plus importants.
Vous savez aussi que je soutiens dans ce blog ceux qui ont des idées innovantes, idées qui sont à priori "décalées" ou "en avance"?
Déjà le 19 avril 2008, j'avais noté que Ouest-France et le Télégramme avaient publié chacun un article significatif sur la démarche atypique de la société de financement InnWest qui justement se fixe comme objectif de renforcer les fonds propres de PME dans le cadre de projets collaboratifs. On peut lire à nouveau un article dans le "Journal des Entreprises N°24 de Mai 2008 en page 4".
Il y a donc un intérêt et matière à promouvoir ce type de démarche. Les mentalités changent et c'est une bonne chose !
M. Philippe Bretagne et moi-même avions déjà été en contacts réguliers lorsque nous étions inscrits dans le Pôle Images et Réseaux. Nous avions ensemble constaté le manque criant de moyens pour des PME vraiment innovantes et dont la propriété intellectuelle devait être protégée dans le cadre de projets collaboratifs. Je m'étais engagé à ses côtés dans son projet précurseur "FEA" et je note avec plaisir qu'il est en train de le finaliser sous les bons auspices d'autre entrepreneurs engagés !
Aujourd'hui, le consensus économique est de constater que les "PME" française sont sous-capitalisées... Certes, mais que peut-on faire pour que cela évolue et surtout quel en est l'intérêt?
Prenons le cas, pour interpeller et en prenant l'hypothèse que le capital social est assimilable aux fonds propres de la société [ce qui est un "raccourci" bien identifié] d'une société au capital social de 1 euro. C'est en effet le montant autorisé pour démarrer une société depuis quelques temps ... Ainsi, une banque ou un organisme public ne pourra pas prêter son concours à plus d'une fois les fonds propres de la société soit ... 1 euro. Difficile de se développer dans ses conditions une fois la société immatriculée !
On mesure donc bien que plus une société possède de fonds propres plus elle a la possibilité de bénéficier d'un effet de levier pour investir soit par l'endettement contrôlé auprès d'une banque soit par des mécanismes publics qui encouragent à financer l'innovation tel l'OSEO.
Vous connaissez tous mon affinité pour les "projets collaboratifs", n'est ce pas?
A ma connaissance, il n'y avait pas de société financière privée en France dont l'objectif affiché était de permettre pour des "PME" le renforcement ou la "consolidation de fonds propres dans le cadre de projets collaboratifs" et ce dans des délais rapides (1 à 2 mois). Il est déjà exceptionnel à ce jour de lever des fonds en moins de 4 mois en France, et les processus, dès que les montant dépassent 100K€, nécessitent 8 à 12 mois au mieux et bien au delà pour des montants encore plus importants.
Vous savez aussi que je soutiens dans ce blog ceux qui ont des idées innovantes, idées qui sont à priori "décalées" ou "en avance"?
Déjà le 19 avril 2008, j'avais noté que Ouest-France et le Télégramme avaient publié chacun un article significatif sur la démarche atypique de la société de financement InnWest qui justement se fixe comme objectif de renforcer les fonds propres de PME dans le cadre de projets collaboratifs. On peut lire à nouveau un article dans le "Journal des Entreprises N°24 de Mai 2008 en page 4".
Il y a donc un intérêt et matière à promouvoir ce type de démarche. Les mentalités changent et c'est une bonne chose !
M. Philippe Bretagne et moi-même avions déjà été en contacts réguliers lorsque nous étions inscrits dans le Pôle Images et Réseaux. Nous avions ensemble constaté le manque criant de moyens pour des PME vraiment innovantes et dont la propriété intellectuelle devait être protégée dans le cadre de projets collaboratifs. Je m'étais engagé à ses côtés dans son projet précurseur "FEA" et je note avec plaisir qu'il est en train de le finaliser sous les bons auspices d'autre entrepreneurs engagés !
samedi 5 avril 2008
Favoriser les PME de 500 à 5000 personnes exportant
Bonjour à tous,
Vous aurez remarqué en lisant vos journaux durant ces 30 derniers jours qu'il faut "favoriser les PME de plus de 500 personnes et jusqu'à 5000 personnes".
Mais alors que sont les entreprises ayant moins de 500 personnes? Des Très Petites Entreprises(TPE)?
Je me demandai déjà comment Hommes & Process avait pu se retrouver dans la catégorie des top 6,67% des sociétés ayant plus de 10 salariés. Maintenant, je me demande comment atteindre la reconnaissance des plus de 500 salariés ;-) ...?
Vous aurez remarqué en lisant vos journaux durant ces 30 derniers jours qu'il faut "favoriser les PME de plus de 500 personnes et jusqu'à 5000 personnes".
Mais alors que sont les entreprises ayant moins de 500 personnes? Des Très Petites Entreprises(TPE)?
Je me demandai déjà comment Hommes & Process avait pu se retrouver dans la catégorie des top 6,67% des sociétés ayant plus de 10 salariés. Maintenant, je me demande comment atteindre la reconnaissance des plus de 500 salariés ;-) ...?
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