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samedi 23 mars 2024

Innovation et Bien-Être - Comment l'optimisme façonne notre avenir

 


Bonjour à tous les optimistes invétérés ! 😊 Bonjour à ceux et celles qui voient le verre à moitié plein 🥛 même quand il est presque vide. Bonjour enfin à ceux et celles qui, malgré les aléas de la vie, les handicaps ou les limitations, continuent à sourire 😄 et à espérer 🌈.

Je suis de ceux qui pensent que l’âge est un élément relatif. Quelqu’un peut être jeune à 70 ans 👴 ou vieux à 18 ans 👦. L’important, c’est l’âge du cœur ❤️ et de la sagesse 🦉. Puis, c’est apprendre à utiliser la technologie scientifiquement démontrée à bon escient pour entretenir son corps physique 💪 et mental 🧠. La prévention du vieillissement (physique et mental) et d’apprendre à maîtriser le stress sont essentiels.

Sportif 🏃🏋️, grand fan d’espaces naturels 🌳, je suis chaque jour dans la nature 🌲 ou par trop mauvais temps ☔, voire par facilité d’organisation, je pratique chez moi en vidéo 📹 des exercices d’entretien musculaires, articulaires et mentaux. Rien de mieux que d’avoir réalisé le tour du GR34 Breton en autonomie sac au dos 🎒, de marcher en montagne dans les Alpes ou les Pyrénées 🏔️, de nager à Marbella en Espagne 🏊, de pratiquer du trial dans un espace vierge et désertique 🏜️, de faire du vélo 🚴, du VTT 🚵 ou bien de pratiquer du canyoning encadré par des personnes expérimentées. Le sport, à la bonne dose, permet de garder énergie ⚡, focus 🎯 et santé 🍏.

Le juste équilibre ⚖️ réside sans doute à savoir prendre soin de soi et à mieux converser et échanger avec les autres. Le rire chaque jour 😂 vient-il renforcer notre vitalité et plasticité mentale 🧩?

Les arts 🎨 et la culture 📚 sont clefs. Ils ouvrent des fenêtres sur l’âme humaine. Ils expriment l’invisible de l’être humain. J’aime voyager ✈️ pour partir à la découverte des autres humains et de leurs façons de penser et de percevoir le monde 🌍. J’aime découvrir de nouvelles cultures, de nouvelles façons de penser. J’intègre le développement durable ♻️ et la prévention de notre environnement chaque jour. C’est en passe de devenir un art à part entière 🎭.

Et surtout, j’aime les rebondisseurs de vie, rebondisseurs de joie 😃 et rebondisseurs entrepreneurs 💼. Je suis proche des découvreurs 🔍, des innovateurs 💡, des utopistes réalistes et de ceux qui ouvrent le champ du possible pour un monde meilleur 🌐. J’aime ceux qui, comme moi, croient en un monde meilleur 🌈. J’aime ceux qui créent de nouveaux outils 🔧 au service de l’être humain quel qu’il soit. J’aime enfin ceux qui mettent en pratique ce qu’ils apprennent 🎓.

Que l’on croie en un Dieu créateur ou non, que l’on soit agnostique, peu importe. Cela relève de la démarche personnelle sur la voie individuelle de la Sagesse intérieure ou collective. Elle regarde la seule personne. L’important, c’est l’existence d’une foi 🙏 ou d’une espérance intérieure qui permette chaque jour de trouver le meilleur chemin possible à sa vie et d’agir en s’éloignant de son ego pour rencontrer l’Humanité qui nous entoure. Faire fructifier les talents qui nous a été donnés n’est pas déjà formidable 🌟?

Je recherche ceux qui veulent allier leur équilibre de vie personnelle, professionnelle, leurs passions et vivant pleinement leurs engagements. J’aime ceux qui ont l’énergie nécessaire pour participer à mieux vivre ensemble. Apprendre à ralentir 🐢, à intégrer la lenteur chaque fois que nécessaire n’est-ce pas une composante de ce qui est nécessaire pour rester jeune et en forme 🕺 💃?

Je souhaite continuer de co-construire un réseau de personnes qui osent valoriser leurs compétences, leurs engagements, se faire rémunérer ou d’être reconnues à leur juste valeur. Parce que oui, l’égalité des chances, l’accès aux ressources contribue au bien-être et au bonheur 😊!

J’ose enfin exprimer que l’intelligence artificielle 🤖 peut être notre alliée comme une multitude d’outils ou d’extensions pour trouver de nouvelles solutions à notre développement et d’ouvrir de nouvelles frontières de développement. L’intelligence artificielle est le reflet de ses créateurs humains. Elle a ses limites physiques en ressources tout comme nous 💪. Ce sont ces limites qui font le piment 🌶️ de la vie. Ce sont ces limites qui font qu’une intelligence artificielle 🤖 est bonne ou mauvaise pour un mieux vivre ensemble 🌍. Ce sont ces mêmes limites qui font que des êtres humains 👥 se sacrifient pour combattre ce qui va à l’encontre des éléments fondamentaux de sa dignité. Il en est de même dès à présent pour les intelligences artificielles.

En conclusion, voici en résumé les thèmes principaux que j’aime aborder régulièrement avec vous :
- Optimisme 😊, sagesse 🦉 et résilience 💪 face aux défis de la vie
- Prévention du vieillissement ⏳ et santé 🍏 pour apprendre à maîtriser le stress
- Prendre soin de soi 💆 et de ses relations sociales 👥 pour rire 😂 et maintenir sa vitalité 🕺 💃
- Arts 🎨, culture 📚 et styles de vie 🌍 comme moyens d’expression de l’âme humaine et outils pour un meilleur chemin de vie
- Innovation 💡 et entrepreneuriat 🚀 pour un monde meilleur 🌍
- Sport 🏃🏋️ et prévention de l’environnement 🌳 comme couple intimement liés
- Intelligence artificielle 🤖 comme outil, avec ses limites, au service de l’être humain et de la société.

Alors, prêts à pimenter votre vie 🌶️?

Prêts à interagir ensemble 👥?"

mercredi 7 janvier 2015

Voeux 2015 - Vous avez des compétences. Faites-vous les connaître!



Cher lecteur, chère lectrice,

Mes vœux de 2013 s’intitulaient ("Pas de blues - Agissez").

Mes vœux de 2014 posaient une question et appelaient aussi à l’action « Va-t-on s'intéresser à vous en 2014? Non? Eh bien, réagissez ! »

Constatant un découragement de plus en plus net de nombreuses personnes autour de moi devant la montée du chômage ainsi qu’une vraie soif de remettre l’humain au centre de la vie économique, j’intitule mes vœux de 2015 « Vous avez des compétences. Faites-vous les connaître!»

En effet, que peut le citoyen français lui-même devant le fait que son pays passe de la 5ème à la 6ème place par une baisse comparative de 4,5% du produit intérieur brut?  En apparence rien. En fait, il a beaucoup plus de pouvoir qu’il ne croit. N’ayons pas peur !

Le premier pouvoir, et non des moindres, que le citoyen possède est son précieux pouvoir de bulletin de vote, chèrement acquis. Si le citoyen que nous sommes prend la peine de connaître vraiment les hommes et les femmes qui se présentent au suffrage universel, il peut faire changer les choses. Bien de ces personnes sont en effet issues de la société civile. Si ces personnes sont compétentes et véritablement proches de vos préoccupations selon vous, votez pour elles. Les élections départementales du 22 mars 2015 (et éventuellement du 29 mars) sont une première occasion en ce premier trimestre. La seconde, celle des régionales n’est pas encore fixée formellement au moment où sont écrites ces lignes comme l’indique le site officiel qu’il l’associe à la réforme territoriale. Elle devrait se dérouler le dernier trimestre 2015. Peut-être peut-on même en envisager une troisième?

Le second pouvoir c’est de valoriser et faire connaître ses propres compétences personnelles et de les développer. Il y a deux grandes façons : soit au sein d’une fonction bénévole, soit via une fonction rémunérée. Le lien contractuel peut lui s’accorder aux besoins de chacun : salariat CDD, salariat CDI, entrepreneuriat salarié sous forme de portage salarial, auto-entrepreneur, indépendant, agent commercial, vendeur à domicile,… Faisons néanmoins attention au bénévolat dit de substitution à des actions dont c’est normalement le rôle de l’Etat via l’impôt et sa bonne gestion.

C’est bien l’exercice de compétences qui permet de garder le lien social indispensable pour contrebalancer l’éventuelle perte de motivation personnelle. C’est aussi cet exercice de compétences qui permet une meilleure rémunération , et, par effet de réseau, l’obtention d’un lien contractuel permettant cette rémunération. 

Vous dites ne plus être compétent ? Il existe des formations, des sociétés, des mécanismes permettant de trouver la formation dont vous avez besoin et qui permet de répondre aux attentes du marché. Vous pouvez par exemple, si vous résidez en Bretagne, contacter l’AEIB.   

Vous faites partie des 363 000 personnes qui en 2014 ont rencontré un échec entrepreneurial (300 000 sont en échec sans incidence judiciaire et 63 000 avec) ? Vous êtes fiché FIBEN, Banque de France? Vous avez un nouveau projet entrepreneurial ? Gardez espoir ! Une démarche de fond, collective, est entreprise par cette association FdR (Fonds du Rebond). L’objectif est de créer des emplois différenciant et à valeur ajoutée.

Vous voulez entreprendre autrement sans à devoir courir après des fonds propres tout en vous focalisant sur ce que vous aimez faire? Il existe des opportunités d’affaires sérieuses. J’accompagne par exemple aujourd’hui un projet de développement d’un réseau d’entrepreneurs autour d’une plateforme scientifique d’une société pesant 4 milliards de chiffre d’affaire.

Ensuite, parmi la longue liste des pouvoirs que vous avez, vous pouvez, en reprenant une partie de mes vœux de 2014, « agir localement en soutenant des projets de personnes proches que vous connaissez. L'émergence du financement participatif » amène une restructuration des acteurs du financement économique, permet de lancer un projet ou de le développer selon 3 axes : les dons, les prêts et la prise de participation.

Enfin, et là encore en reprenant en partie mes vœux de 2014, « n'oubliez pas le monde réel dans lequel vous vivez. Un sourire, une attention gratuite à un proche, un simple appel ou texto, quelques minutes imprévues ... feront reculer la sinistrose et redonnera espoir, l'Espoir! »

En guise de conclusion, je reprendrai 7 mots positifs permettant un fil conducteur durant cette nouvelle année pour chacun d’entre nous : Amour, Bonheur, Prospérité, Liberté, Dynamisme, Longévité et Innovation. En 2015 pensez donc à vous en échangeant avec ceux et celles qui sont sur votre chemin. Les chemins bifurqueront ensuite peut-être, peut-être pas.

Soyez ensemble. Oubliez la peur irraisonnée !
 
 

mardi 5 janvier 2010

Décalé, Utopie et Réalisme

L'exercice des vœux est un art. Il peut plaire à la première lecture, il peut plaire avec du recul ou il peut aussi déplaire.

Cette année je m'appuie sur une phrase d'une personne de mon entourage pour exprimer mes souhaits : "Que tu utilises l’adjectif décalé sur ton blogue , inconsciemment cela sous-entend l'utopie". [ndlr : ce blog s'appelle "Point de Vue Décalé"]

Dans notre société, la personne est à la fois « un simple individu » dans le sens « perdu dans la masse de l’homo economicus » et « une personne ayant une pensée libre» [homo sapiens].

La personne est prise entre l’enclume de la masse et l’anonymat de la solitude associé à ses idées innovantes ou décalées. La personne doit aller au-delà du « j’ai raison », car rien de sert d’avoir raison tout seul, et au-delà de la quadrature de l’innovation qui démarre justement par une « pensée ou une idée décalée ». Au départ l’idée nouvelle est souvent considérée comme utopique.

Ainsi, l’innovateur est confronté au réalisme de l’innovation - le décalage - . Il doit faire preuve de sa « capacité de conviction ». Ce n’est qu’à ce prix qu’est transformé le « décalage » en richesse tant pour lui-même que pour la collectivité. Et là, je vous le donne en mille, il faut avoir de nombreux talents. A défaut, il faut soit les acquérir, soit les rassembler autour de soi. Si cet individu échoue, on dira qu’il avait des utopies. C’est simple et cruel.

Ainsi, le simple individu est fragile mais quand « l’idée » dépasse l’individu et devient collective, la simple fourmi devient fourmilière. Je vous invite à lire Les Fourmis de Bernard Werber qui « décale » notre vision tout en s’appuyant sur des données scientifiques. C’est notre angle de vision qui rend une idée utopique ou non. En son temps, Einstein, en présentant sa fameuse équation de la relativité restreinte, avait la pensée de croire que le monde pouvait être mis en équation dans ses grandes lignes… Utopie à l’époque. Reconnaissance scientifique ensuite. On pourrait ensuite discourir sur la théorie des cordes, la constante de l’univers … qui sont à la croisée des énigmes et des utopies pour la majorité des humains. Seule une infime quantité d’hommes en effet sont capables de comprendre les théories les plus avancées … Vérité pour les uns, atteinte des limites ou utopie pour les autres. L’utopie est somme toute relative.

Ainsi, le simple individu doit « rentrer dans des cases existantes » pour qu’il puisse mener ses projets « décalés » c'est-à-dire « innovants ». En fait de nouvelles cases seront créés mais elles ne seront pas visibles tout de suite. Pour les uns, ce sera un jeu de ballet, pour d’autres un jeu de cirque, pour d’autres enfin un jeu de théâtre. Redondance ? L’explosion de la bulle internet de 2000/2001 ou l’éclatement de la bulle immobilo-financière de septembre 2008 amène également à effectuer un parallèle avec Marivaux qui nous interpelle sur le plan de « l’Etre et le Paraître’. Illusion, Manipulation, Croyance et Utopie amène un grand nombre d’acteurs financiers ou économiques à d’avantage de discernement. L’être même s’avère proche du paraître de l’utopie. Il faut en effet garder raison et être prudent.

A titre illustratif, une des grandes difficultés dans notre pays, renforcé par un climat économique et environnemental des plus incertains [« Les principaux facteurs déclencheurs de la crise se sont aggravés depuis »] , consiste à faire émerger des TPE (moins de 10 salariés)/PMEs (de 10 à 49 salariés et d’une part et de 50 à 249 salariés) innovantes ou en phase pré-industrielle au stade d’ETI (société ayant plus de 250 personnes).

C’est cette puissance innovante transformée en industrialisation qui fera la richesse de notre pays demain car elle est souple et adaptable. C’est elle qui résorbera le chômage. Je crois qu’en 2010, ce thème sera dans les prochaines semaines et mois un des chantiers de Mme Christine Lagarde et du gouvernement en général. Il faut absolument que notre système économique se rapproche, à la française, du modèle allemand à forte proportion de petites et moyennes entreprises réalisant presque le tiers de leur richesse nationale.

Restera une barrière à faire sauter pour les TPE/PMEs qui est une spécificité française : « associer obligatoirement un euro de fonds propres à un euro d’emprunt ou un euro de financement public ». Si des « garanties » représentant plusieurs fois les montants empruntés sont fournies, les banques doivent jouer leur rôle économique fondamental de prêteur, en particulier pour l’investissement. »

Ce sujet est d’autant plus épineux pour les TPEs/PMEs dans leurs relations avec le monde financier si elles conçoivent et vendent des biens et services immatériels. Ce point fut entre autre confirmé hier soir lors de la partie question/réponse suite à l’intervention de M. Nicolas Arpagian, auditeur INHES et IHEDN durant son intervention sur la Cyberguerre – La guerre numérique a commencé .

J’espère que ce thème « fonds propres et garanties pour les TPE/PME » sera bien abordé aux prochaines réunions entre la fédération bancaire et les pouvoir publics.

En conclusion, par rapport à mes vœux de l’année dernière, 2009, nous avons vraiment changé d’ère à la suite de cette crise financière et nous ne pouvons pas compter sur la seule erre [inertie] des choses ! Il faut remettre en marche le moteur des TPEs/PMEs qui pèsent entre 90,8% et 99,2% du poids d’une économie régionale ! Le seul « 1 million » de personnes arrivant en fin de droit est un signal d’alarme fort.

Je vous souhaite pour 2010 en lisant ces lignes les vœux de l’engagement contributif à un changement d’air.

mercredi 15 juillet 2009

Inspiration - Innovation - Industrialisation

Bonjour à tous,

Fêter un 14 juillet à La Nouvelle Orléans est un moment privilégié.

Au delà d'un feu d'artifice de circonstance et de qualité, au delà de la grande qualité du quattuor de musiciens de jazz, au delà du choix judicieux et agréable du lieu et de l'organisation impeccable grâce au travail de l'équipe organisatrice de Microsoft France, j'ai apprécié de me retrouver avec une bonne centaine de compatriotes rejoint par M. Le Consul pour un petit moment.

C'était la première fois depuis bien longtemps semble-t-il qu'une délégation française professionnelle de cette taille faisait le déplacement.

La ville se remet de ses plaies. 600 personnes ont donné de leur temps bénévolement dimanche dernier pour continuer à remettre en l'état une école. Bravo à eux.

La délégation française a donc injecté dans l'économie locale une contribution non négligeable. C'est cela aussi le commerce international.

Reste maintenannt à ce que cette délégation puisse transformer l'essai de l'exportation de son savoir-faire ;-) L'appui via Ubifrance est un élément indubitablement à prendre en compte si les procédures de contacts sont réactives et adaptées.

Ce qui m'a frappé durant l'évènement WPC 2009 c'est l'importance donnée à ... la culture ! Le temps alloué à la culture, à la musique et à la recherche du bon sens culturel fut important. Le message est clair : l'inspiration technologique se trouve dans les arts, les sens et la culture ! Intéressant non?

L'inspiration mène à l'innovation technologique indéniablement :-)

Par contre, l'innovation en période de crise n'est pas nécessairement synomyme d'industrialisation et donc de profits... surtout en France où le tissus financier demeure inadapté et les réglementations bien lourdes en regard de l'agilité nécessaire à des PME/PMI exportatrices...

Au plaisir
Jean-Michel

samedi 2 mai 2009

Seven - 7 - Sept : Un vrai recalage de Windows !

Bonjour à tous,

"Savoir écouter" : c'est sans doute le groupement verbal qui me vient à l'esprit lorsque je constate le travail réalisé par Microsoft avec "Windows 7 RC" et le chemin parcouru depuis les critiques souvent justifiées vis à vis de la sécurité de "Windows" et de la lenteur de "Windows Vista".

Windows Vista avait pour moi résolu les soucis de sécurité et des droits utilisateurs sur un poste de travail mais au détriment, à matériel égal, de baisses de performances dommageables.

Après un ensemble de tests préalable, et l'archivage indispensable, j'ai décidé ou pris le risque diront certains, de tester Windows 7 RC dans un environnement réel de production [Dell Latitude E6500 avec 2 GB de RAM et 80 GB de disque dur à 7200 tours/mn]; et je suis assez impressionné :
- le guidage de l'utilisateur dans la migration est agréable et les recommendations perspicaces et efficaces. J'espère qu'il en sera de même pour les utilisateurs de Windows XP;
- après migration, le "nettoyage" au niveau de l'ancien OS, est impressionnant : quasiment 10 GB de données de gagnées ...
- le temps de chargement de l'OS gagne presque 50% de l'environnement réel Vista à Seven ;
- le temps de chargement d'applications lourdes divisé par 2 voire presque 3 pour Adobe Pro 9.1 ;
- Internet Explorer 8 a un comportement époustouflant comparé à IE7 ou IE8 sous Vista : quasiment l'instantanéité !. Le seul regret c'est qu'il sauf déclarer à nouveau les certificats de sécurité non standards. Je suppose que c'est pour des raisons de sécurité;
- la nouvelle interface de Sept est très intuitive grâce à un jeu de fenêtres qui permet de gagner de précieuses secondes, lorsque comme moi on a quasiment au moins une quinzaine de fenêtres tout le temps actives;
- les applications, sauf Skype 3.8, ont migré sans "alerte particulière";
- les utilisateur d'Office Groove 2007 auront une petite frayeur inutile en n'ayant plus leur icône accélératrice d'alertes et de messages sécurisés instantanés. En fait, un clic droit sur la barre des tâches permet de la retrouver une fois pour toute. Les autres icônes inutiles restant câchées pour ne pas encombrer la barre d'accélérateurs;
- toujours pour les utilisateurs de Groove ayant de besoin d'une sécurité de chiffrement toujours active, on notera que le nouvel service pack 2 (Groove SP2),associé à Seven, fait diviser l'utilisation mémoire par deux ! ;
- les applets et gadgets installés dont celle très utile du journal "Les Echos" fonctionnent plus rapidement. La même application gagne 50 MB en mémoire !;
- la fluidité d'un film au format DVD est au rendez-vous. On regrettera seulement que le paramètre régional soit toujours limité à "quelques changements". Pour des voyageurs comme moi ce n'est guère acceptable ... Il faudra ici hélas utiliser des programmes tierces ... Mais au fait, avec la nouvelle loi française en cours de vote, en écrivant cela vais-je me voir interdire d'internet?

Bref, je suis réellement impressionné par la capacité d'écoute et de remise en questions diverses qui ont permis de concrétiser ce que le marché attendait ! Je pronostique un bel avenir à Windows 7 !

Maintenant, à moi maintenant d'aller à la découverte des nouveautés de Seven. On aura noté que l'innovation réside tout autant dans l'amélioration de ce qui précède que dans l'apport de nouvelles fonctionnalités !

dimanche 22 mars 2009

Innovation : Congrès National du CICF : A l'assaut du Décalé

Bonjour à tous,

Et oui, en période de crise, il faut savoir (re)partir à l'assaut du décalé !

Monsieur François Amblard, président fédéral du CICF, introduit le thème d'une après-midi de réflexion "l'Innovation au coeur de notre futur" lors du congrès national du CICF à Saint-Malo, cité des corsaires et si chère à nos amis canadiens !

Vous pouvez regarder et écouter les 3 vidéos ci-après : l'introduction du thème, puis l'introduction des intervenants et enfin la conclusion introductive "... remise en cause de nos certitudes et de nos habitudes; si nous sommes condamnés, c'est à innover!".

Vous regarderez sans doute également les photos mises à disposition qui ont des commentaires (passer la souris sur "notes").

Je vous conseille de revenir consulter ce profil dans les 10 prochains jours ou vous abonner aux flux RSS associés car les rubriques se verront ajouter d'autres photos, d'autres extraits vidéos et de la valeur ajoutée.

A bientôt
Jean-Michel Davault
Intervenant au Congrès National du CICF







jeudi 11 décembre 2008

InnWest - Innovation et PMEs - Moyens d'Action

Bonjour à tous,

Il semblait manquer une synthèse sur la création d'Innwest par 30 entrepreneurs dans le but de renforcer les moyens d'actions des PMEs innovantes basées en Bretagne ...

Voici déjà des photos :




Voici ensuite la plaquette :
Download InnWest - Bretagne - Innovation - PME.pdf (434.6K)

Bonne lecture et à bientôt
Jean-Michel

vendredi 5 décembre 2008

InnWest - Innovation et PME s'imposent - Fonds Propres

Cher Lecteur,

Ah ! Un certain 30 août 2007 je vous partageais à l'époque un "point de vue décalé" sur "l'importance des fonds propres pour une PME".

Le 3 mai 2008, bien avant l'éclatement de la crise financière ne se voit, je vous présentais le projet d'InnWest consistant à renforcer les fonds propres des PMEs.

Aujourd'hui,5 décembre 2008, veille de la Saint-Nicolas et de l'arrivée de Zwarte Pit, je vous confirme qu'InnWest a franchi une étape clef dans son développement par sa réunion de lancement officiel sur Lannion et Rennes.

L'objectif est de mobiliser le fort potentiel humain de la région Bretagne en participant au développement des PME en consolidant les Fonds Propres nécessaires dans le cadre de projets collaboratifs, coopératifs et innovants.

L'objectif est de réduire le risque de l'innovation grâce à la compétence et l'expérience de chefs d'entreprises [30 signataires et co-investisseurs].

L'objectif est que vous rejoignez InnWest pour ensemble investir pour l'emploi.
Que les 1,2 millions d'emplois perdus en 3 mois aux Etats-Unis nous fassent tous réfléchir.
Que nos actions proactives évitent que le spectre de 3 millions de chomeurs en France ne devienne une réalité !

Pour tout contact ou renseignement complémentaire écrivez à contact@innwest.fr.

Jean-Michel Davault, co-fondateur d'Innwest parmi trente autres...

PS : Je mettrai en ligne très bientôt la plaquette complète de présentation.

dimanche 19 octobre 2008

Quelques citations pour construire un monde meilleur

Aujourd'hui je suis un peu allé à la pêche (au web) ... après avoir mangé un peu de poisson (réel) ce midi ... le monde à l'envers mais la situation actuelle ne l'est-elle pas déjà ?

Une personne qui aime ces citations et lit ce blog se reconnaîtra sans doute ;-) ...

"Aime et fais ce que tu veux" Saint Augustin

Aimer et faire ce que l'on veut a un prix dans ce bas monde. Mais qui aime recevoir la note?
Qui est vraiment responsable? Soi-même pour commencer ... Qu'ai-je dit là?

"On ne résout pas un problème avec les modes de pensée qui l’ont engendré" Einstein

Beaucoup de personnes semblent avoir oublié cette citation. Résoudre la crise financière actuelle en ne voulant que "sauver un système" nous amèrerait à une crise encore plus grave dans quelques mois ou pire encore dans quelques années. Les hommes et les femmes de ce monde doivent au delà de leurs différences culturelles mettre en place un système financier "durablement favorable". Ceux qui continuent d'exiger des TRI de 35% aux entreprises sont irresponsables [Dixit un important fond d'investissement que la crise financière fait réfléchir mais que je peux hélas pas (encore) citer à ce jour.] car cela privilégie terriblement le "court terme" en faisant payer une note très salée sur un plus long terme... soit aux épargnants individuels soit à l'environnement soit à la collectivité ... soit à vous lecteur !

"Il n'y a pas de signe plus évident de dérangement mental que refaire sans cesse la même chose en escomptant un résultat différent" Einstein

Cette citation rejoint la précédente en pointant sur le besoin "d'innovation". Le problème c'est que la véritable innovation dérange ... Quel prix doit-on payer pour faire aboutir une démarche d'innovation? Le prix de la liberté de pensée? Le prix de l'indépendance de pensée d'un groupe de personnes? Le prix de l'investissement? Le prix de la lourdeur parasitaire ou d'un ordre établi qui a peur d'évoluer ? Vous remarquerez que le prix financier sous-jacent devient d'autant plus grand que l'innovation a des potentiels dérangeants ...

"J'aime celui qui rêve l'impossible" Goethe
Récemment j'ai été interviewé sur une radio durant 37 mn. Durant la préparation nous avons échangé sur Jules Vernes et son rêve lunaire ... puis nous avons parlé de Tintin sur la lune d'un dessinateur ... pour finir sur le "petit pas d'un homme et le grand pas pour l'humanité" d'un certain 21 juillet 1969 à 3h56 pour nous projeter comme un relais de pensée et d'action humaine d'ici 10 ans avec la première base chinoise sur la lune avant celle des Etats-Unis?
Rêver est le propre de l'homme. Malheureusement, certains en concluent que le rêveur est idéaliste? Et alors? C'est bien l'idéalisme d'un petit nombre que permet au plus grand nombre plus tard de rendre le monde meilleur !

"Ne laisse jamais quelqu'un venir à toi sans qu'il te quitte meilleur et plus heureux" Mère Teresa
Que peut-on dire de plus?

samedi 3 mai 2008

InnWest : Soutenir les projets collaboratifs innovants

Bonjour à tous,

Aujourd'hui, le consensus économique est de constater que les "PME" française sont sous-capitalisées... Certes, mais que peut-on faire pour que cela évolue et surtout quel en est l'intérêt?

Prenons le cas, pour interpeller et en prenant l'hypothèse que le capital social est assimilable aux fonds propres de la société [ce qui est un "raccourci" bien identifié] d'une société au capital social de 1 euro. C'est en effet le montant autorisé pour démarrer une société depuis quelques temps ... Ainsi, une banque ou un organisme public ne pourra pas prêter son concours à plus d'une fois les fonds propres de la société soit ... 1 euro. Difficile de se développer dans ses conditions une fois la société immatriculée !

On mesure donc bien que plus une société possède de fonds propres plus elle a la possibilité de bénéficier d'un effet de levier pour investir soit par l'endettement contrôlé auprès d'une banque soit par des mécanismes publics qui encouragent à financer l'innovation tel l'OSEO.

Vous connaissez tous mon affinité pour les "projets collaboratifs", n'est ce pas?
A ma connaissance, il n'y avait pas de société financière privée en France dont l'objectif affiché était de permettre pour des "PME" le renforcement ou la "consolidation de fonds propres dans le cadre de projets collaboratifs" et ce dans des délais rapides (1 à 2 mois). Il est déjà exceptionnel à ce jour de lever des fonds en moins de 4 mois en France, et les processus, dès que les montant dépassent 100K€, nécessitent 8 à 12 mois au mieux et bien au delà pour des montants encore plus importants.

Vous savez aussi que je soutiens dans ce blog ceux qui ont des idées innovantes, idées qui sont à priori "décalées" ou "en avance"?

Déjà le 19 avril 2008, j'avais noté que Ouest-France et le Télégramme avaient publié chacun un article significatif sur la démarche atypique de la société de financement InnWest qui justement se fixe comme objectif de renforcer les fonds propres de PME dans le cadre de projets collaboratifs. On peut lire à nouveau un article dans le "Journal des Entreprises N°24 de Mai 2008 en page 4".
Il y a donc un intérêt et matière à promouvoir ce type de démarche. Les mentalités changent et c'est une bonne chose !

M. Philippe Bretagne et moi-même avions déjà été en contacts réguliers lorsque nous étions inscrits dans le Pôle Images et Réseaux. Nous avions ensemble constaté le manque criant de moyens pour des PME vraiment innovantes et dont la propriété intellectuelle devait être protégée dans le cadre de projets collaboratifs. Je m'étais engagé à ses côtés dans son projet précurseur "FEA" et je note avec plaisir qu'il est en train de le finaliser sous les bons auspices d'autre entrepreneurs engagés !

samedi 13 octobre 2007

La Ruche au salon de la Micro Entreprise

Du 9 au 11 octobre 2007 s'est tenu le salon de la Micro Entreprise au Palais de Congrès de la Porte Maillot à Paris.

Du point de vue du non-initié, ou de celui qui n'y est jamais allé, ce salon ne concerne que les offres du marché pour les micro entreprises, c'est à dire les très petites entreprises, encore appelée TPE. En d'autre terme, on peut penser n'y trouver que les offres des grands groupes marketées pour les 93,33% des entreprises françaises ayant moins de 10 salariés...

Quand on y regarde de plus près on note déjà sur le site web du (Salon des Micro Entreprises) les offres des "micro-entreprises" pour toute taille d'entreprise ... Les abeilles butineuses et actives sont dans La Ruche ;-).

Ainsi dans "La Ruche", des micro-entreprises dynamiques et enthousiastes pour la plupart ont essayé de mettre en valeur leurs éléments différenciateurs. En tout cas La Ruche était bourdonnante pour les 132 exposants aux moments de pointe !

Le point de vue décalé est notable lorsque l'on compare ces jeunes talents et ces jeunes sociétés par rapport à l'immobilisme de certaines corporations ... Entre ceux qui innovent, prennent des risques et bossent dur, il y a encore ces "prises d'otages de ceux qui travaillent" comme la grève du 18 octobre prochain ...

Enfin, j'ai noté le dynamisme de :

- OHM WORK société spécialisée dans l'identité sonore et qui communique aussi sur OHM WORK - Le Canal Blog.
Je ne peux m'empêcher le rapprochement avec Home Work et Work in Real Time - REALTIMEWORK ... [M. Nicolas LORDIER et Franck PETIT]

- bloggybusiness
qui travaille sur le web communautaire et les blogs business comme le nom l'indique. [M. Alexandre Israël]

- ABSONET présentant une application de mesure de temps efficace et simple d'usage. [M. et Mme Laurent et Christelle Guiochet]

- OPTIMUM TECHNOLOGIES qui a pour base-line "Savoir tirer son épingle de la jungle informatique" [M. Thierry CLAUDE]

- studiosg.eu, paraph & com, archiane : trois concepts pour la communication visuelle studiosg; la formation, coaching et conseil R.H. archiane; la formation, coaching et communication paraph & com.[Mmes Carlotta Munier et Raphaële de Saint Germain]

- LesInnovateurs.com avec une conception de la mise en relations d'offres innovantes. [M. Alexandre Israël]

A suivre ...

dimanche 9 septembre 2007

Ascenseur Social ou Ascenseur Spatial? Collaboration et concours.



Comment pouvons nous en Europe et en France redonner goût aux jeunes et moins jeunes d'innover? de mettre en oeuvre des projets collaboratifs? de participer à des concours où ils ont une vraie chance de promouvoir leurs idées?

En d'autres termes, nous devons remettre l'ascenseur social en marche. Cet ascenceur social doit être ambitieux et permettre par effet d'émulsion de réaliser des "rêves". Le mot ascenseur social est aujourd'hui associé à des personnes et à des quartiers. Il faut maintenant élargir ce concept à des projets collaboratifs de personnes ou de PME de bonne volonté... financées sur des budgets qui intègrent l'intérêt de l'innovation (quelle soit technique, de process ou organisationnelle) et possèdent de vrais effets de levier.

L'idée d'un ascenseur spatial avait été soumise au CNES en faisant remarquer que l'innovation pouvait être brutale mais salutaire à terme. Rien ne sert de vouloir gagner trois pourcent de productivité pour optimiser un lanceur spatial (sur le dos des PME soit dit en passant) si une innovation ou un ensemble d'innovations prises ensemble collaborativement peuvent faire disparaître la notion même de lanceur spatial ! Nous n'avions reçu qu'un profond dédain voire mépris des acheteurs du CNES et de leurs accolytes... (http://hommesetprocess.typepad.com/weblog_hommes_process/2007/06/cnes_quel_aveni.html)
Nous en étions resté au stade que le pacte PME avait été témoin de la chose et que cela ferait peut-être avancer les choses.

Heureusement, je découvre avec plaisir que "la mission pour la Science et la Technologie" vient de remonter (http://www.france-science.org/home/page.asp?target=nfo-let&PUBLID=2&LNG=fr#22666 ) que ce projet est très sérieux et a de fortes chances d'aboutir.

En effet "du 19 au 21 octobre 2007, une vingtaine d'équipes venues du monde entier [encore cet esprit d'attractivité et de nouvelle frontière de nos amis américains] vont se réunir à Salt Lake City afin de participer à deux défis du "Centennial Challenge" pour tenter de remporter près d'un million de dollars.
Le premier défi est basé sur le développement d'une nouvelle technologie de distribution de puissance, le "Beam Power Challenge". [Il faut en effet faire parvenir de l'énergie au robot qui doit monter en orbite le satellite] Les participants devront présenter un robot capable d'effectuer une ascension de 100 mètres le long d'un mat avec une vitesse minimum de 2 mètres par seconde. [Il faut donc sacrément cogiter pour parvenir à un tel résultat indépendemment du "porteur" qu'est le dit câble] L'énergie sera fournie grâce à un laser [on imagine ici les difficultés de guidage et de pointage] dirigé depuis le sol vers un récepteur situé sur le robot.

Le domaine d'applications visé par ce type de technologie concerne essentiellement l'exploration planétaire robotique. [oui, mais serait très rentable si le projet global d'ascenseur spatial devenait opérationnel et un tel projet ne sera amené à terme que par la collaboration d'entités flexibles, spécialisées et efficaces]

Le second défi, intitulé "Tether Challenge", vise au développement d'une longe très solide et légère. [Il s'agit en fait de faire aboutir ici les projets de fillage de nano-tubes de carbone de façon industrielle tant pour atteindre le diamètre suffisant et la longueur totale de la dite longe. On entre ici des nouveaux métiers des "fondeurs" et du "textile"] Les équipes devront présenter une longe au moins 50 % plus résistante que celles trouvées sur étagère.

Pour chaque défi, un prix de 500 000 dollars pourra être partagé entre trois équipes si celles-ci remplissent les conditions nécessaires. "

Par ailleurs, je ferai remarquer que ce type de projet est intrinsèquement très important car il permettra de réduire quasiment à zéro la pollution des lanceurs conventionnels. C'est loin d'être négligeable !

Le temps passe ... Le monde ne nous attend pas.

Je souhaite qu'une enquête approfondie soit faite auprès du CNES pour l'emploi qu'il fait de ses 1,4 Milliars de subvention d'état c'est à dire de nos impots au sens large. Comment le CNES travaille-t-il vraiment avec les PME? [derrière tous les écrans de fumée marketing] Comment en interne est-il capable de détecter et de faire remonter des initiatives avec de vraies chances pour ceux qui émettent les idées? Comment le CNES contribue-t-il a faire émerger de "nouvelles frontières", du rêve et de l'espoir auprès des jeunes, des moins jeunes et des PME ? Etc...

vendredi 3 août 2007

Ratatouille Collective

Le mois d’août est généralement chaud. Cette année, il est même brûlant pour bien des pays d’Europe. La Ratatouille est associée à l’image de ce sud et à cette chaleur. Et pourtant ce plat émane une image de fraîcheur et de quiétude.

D’un côté, nous avons des éléments constitutifs de base « légumes frais » cuits dans un peu d’huile d’olive, et de l’autre des papilles délicates pour une dégustation inattendue. Du classique, du connu et du « fastoche » diront le plus grand nombre.

Dans le film « Ratatouille », le plus grand nombre justement est représenté par des rats qui touillent et préparent le bon mélange lors d’une séquence du film d’animation réalisé par les studios Pixar…

Le plus grand nombre s’assimile donc à tous ces hommes et femmes qui constituent notre société. Ils vivent et agissent pour la plupart comme ils « doivent le faire » : des lois existent, des habitudes sociales et des traditions ancrent le « bien faire », la pression inconsciente de faire « comme les autres » rémane …

Or, certains se veulent différents, ou le sont, tout simplement. Ils sont des « originaux », ils sont ou se sentent « différents ». Hélas, certains le vivent mal, angoissent e ne sauteront jamais le pas de « faire différent ». D’autres encore vivent moultes hésitations, entre le bien-pensant traditionnel, les spécificités et idées ou traits de caractère qui leurs sont propres.

Ainsi Rémy, le rat mis en scène par Brad Bird est différent des autres. Il a ce « quelque chose » que ses congénères n’ont pas. Il a un « don », des capacités que ses frères de sang n’ont pas : le « Nez », le « plaisir de l’imagination » et du « savoir-faire d’un cuistot ». Et oui, toute sa fratrie mange n’importe quoi au grès des rencontres, des poubelles et de leurs larcins !

Il est raillé, se fait « chambrer et mijoter » dans le jus de l’uniformité de ses pairs jusqu’au moment où, grâce partiellement aux hasards de la vie, voire de sa survie (les « cascades »), et à son tempérament imaginatif, il décide de mettre en pratique ses propres idées.

Mais voilà, cela ne sert à rien « d’avoir raison » s’il n’est pas possible d’en réussir la mise en pratique, ou bien de convaincre le plus grand nombre. Rémy doit donc composer avec ses limites tant morphologiques (il est un rat) que culturelles (il fait parti d’une grande famille qui fuit les hommes) mais aussi avec son « environnement ». Il y a d’autres acteurs autour de lui !

Ainsi pour mettre ses idées en pratique, il doit apprendre à communiquer avec Linguini, cet autre personnage qui, comme lui, est si atypique et paraît de prime abord comme un peu abruti, gourd voire un incapable. Et en plus, il arrive sur scène avec une lettre de recommandation qui l’amène à devoir s’occuper … des poubelles ! Vous parliez d’environnement ?

Pour communiquer, il doit trouver le bon média avec Rémy : les cheveux de Linguini ! L’idée, simple, d’utiliser les cheveux comme moyen de communication entre la volonté de Rémy et les muscles de Linguini est bonnement géniale et … innovante. On notera que l’idée a germé dans la douleur entre deux êtres voulant communiquer, mais dont l’un des acteurs a failli tout laisser tomber, car communiquer par morsures n’était pas un très bon moyen de communication ! C’est donc après un assez long processus d’apprentissage que Rémy put transmettre à Linguini son talent et réciproquement réagir à bon escient aux stimuli de Rémy (et … apprendre).

Ensuite, on mesure que la communication ne peut à elle seule permettre d’atteindre l’objectif de réaliser les rêves de Rémy, ni à Linguini d’aller au-delà de ses timidités et restrictions. Tant Rémy que Linguini ne parviennent à éclore de leurs personnalités par la seule bonne volonté et les outils de communication.

Linguini est un membre de la « Cuisine », organisation qui est très hiérarchisée et … structurée. Le Grand Gusteau, décédé, mais représenté par son avatar, hante les lieux, sur lesquels Skinner (celui qui vous fait la peau) règne en maître incontesté. Le décor est donc planté : il y a un environnement classique, des hommes et une femme, seule, Colette, des process (processus) de travail dûment validés où l’imagination et l’originalité ont disparu au profit d’un risque minima de fiches réglées au millimètre. Et que veulent les clients ? Certes du « sûr » et du « bon », mais aussi « du nouveau » dites-vous ?

Dans une telle organisation il ne peut y avoir de place pour l’inattendu, « l’original de service », « l’artiste »,… Par ailleurs chacun garde son savoir-faire. Chaque acteur de la scène n’a aucun intérêt à le partager. Au contraire, partager peut voir s’anéantir des années de travail et d’efforts personnels… C’est Colette qui nous le rappelle : elle, la femme laborieuse, intelligente et vive (cf les couteaux qui immobilisent la manche de Linguini), s’expose par sentiment amoureux à aider ce « Guignol » ! Elle a aussi la rage au ventre quand elle croit déceler qu’elle le trahit alors que c’est Skinner le vrai coupable et… l’Avare…

Voilà ! Rémy doit apprendre à travailler avec Linguini, Linguini doit écouter les conseils de Colette et Colette doit non seulement composer avec les autres sans en être le capitaine, mais aussi se jeter corps et âme dans la réussite de l’aventure !
Travailler ensemble de façon non hiérarchique c’est quelque chose qui s’apprend ! Une partie de cet apprentissage se fait bien « sur le tas » mais l’autre est inspirée par le Grand Chef Gusteau qui, contrairement au « Gourou », révèle les capacités de chacun dans la liberté de choix individuelle et dans l’intérêt des personnes et des autres …

Travailler ensemble ne suffit pas à atteindre l’objectif. Les spectateurs s’en aperçoivent rapidement en regardant les différents acteurs en présence avec lesquels Remy, Linguini et Colette doivent composer :
- Emile est le lien avec la communauté des rats, cette communauté de « l’Underground », détestée par les humains,
- Ego, le critique sévère, aux sentiments absents, représente le pouvoir des médias,
- L’inspecteur des services d’hygiène, anonyme, représente l’Etat avec ses lois et ses textes en vigueur,
- Les personnes attablées dans le restaurant représentent les consommateurs
- …

Et c’est là que rentre le concept de la « collaboration », concept qui va au-delà du simple travail entre individus, qui permet à des acteurs d’horizons hétérogènes, distants voire antinomiques de coopérer… au-delà de rapports de forces traditionnels… et des cultures.

Après le départ de toute l’équipe de cuisine, Rémy doit composer avec les moyens mis à sa disposition qui ne sont pas ceux habituellement escomptés ou prévisibles pour arriver à mener à bien son projet à terme. Il va donc, avec les « moyens du bord », innover et inventer des concepts nouveaux de travail. Ainsi, pour que les rats puissent se laver les mains , la bonne trouvaille sera d’utiliser la lessiveuse collective. Les rats doivent travailler en équipes coordonnées pour compenser leurs faiblesses dont leur taille. Colette doit aller au-delà d’elle-même pour aller au devant des autres et aider Linguini. Linguini doit lui sortir de lui-même et exprimer ses dons d’artiste : servir les clients du restaurant sur des patins à roulette!

Je terminerai ce texte sur le fait connu mais peu intégré que l’innovation provient souvent de l’inattendu, de l’atypisme de celui ou celle qui, si original ou si artiste, court le risque quotidien d’une possible marginalisation, tout en ayant ce potentiel si puissant de faire avancer et se différencier du plus grand nombre. Les dernières minutes de Ratatouille le montrent bien : le grand restaurant ferme car les services d’hygiène auront le dernier mot … et le concept du « Bistro spécialisé » (d’un côté les humains dans leur salle et de l’autre les rats ayant appris le goût des bonnes choses) émerge en différenciateur de marchés.

Ego, qui ne pensait qu’à lui, qui ne réalisait pas « ce qu’il y avait derrière ce qu’il mangeait » vient avec un très grand plaisir se délecter les babines, comme dans son enfance, simplement, … en homme.