vendredi 12 février 2010

Usines - Désindustrialisation - Usines Logicielles - Ré-industrialisation

Bonjour à tous,

Nous constatons en Europe que "nos usines", mêmes rendues propres, partent ou sont progressivement fermées pour diverses raisons comme la "surcapacité", les "surcoûts sociaux" par rapport à l'Asie ou tout simplement que les marchés disparaissent. Les exemples de la Raffinerie de Total à Dukerque ou de l'usine GM de Strasbourg réveillent bien les peurs de la désindustrialisation ... mais la peur peut être combattue par une ré-industrialisation pensée en agissant autrement ... si du moins on en laisse la possibilité.

Voici donc un axe de réflexion de ré-industrialisation :

Une usine est en un objet industriel palpable (terrains, locaux, matériel ...).

L'usine devenu un "concept générique" car "tangible". On peut se représenter assez facilement ce qu'une usine réalise : des biens de consommation, des matières premières transformées, ... L'usine et ses biens produits sont palpables.

Lorsque l'on parle de logiciels, de services logiciels il est beaucoup plus difficile de définir le bien ou service associé. Et pourtant ils sortent pourtant d'usines ou plus précisément d'usines logicielles...

Face à la difficulté de maîtriser certain concepts relatifs au "logiciel" on peut faire l'analogie entre une usine et une "usine logicielle" produisant des "services logiciels" afin de compenser le côté immatériels difficile à maîtriser et valoriser.


Investir dans une "usine logicielle" peut donc s'assimiler à investir dans "une usine" car là se trouve une part de la création de richesse de demain avec les services logiciels produits par ces usines logicielles !

Comment peut-on en effet autrement anticiper le recyclage de batteries pour les nouvelles voitures électriques produites par le Groupe Bolloré, gérer industriellement à terme un parc de voiture en libre service tel City Roul' et réduire l'empreinte écologique des transports ou garantir la confiance numérique d'acteurs professionnels travaillant en équipe de façon éparpillées dans le monde ? C'est bien grâce et via des usines logicielles que l'on peut garantir des échanges d'information, gérer des données, être un "Tier de Confiance" ...

Les services fournis par Google ou les Web Services d'Amazon, le concept de plateforme industrielle Azure de Microsoft ou encore le cloud computing ou private cloud computing ou bien encore les SaaS (Software as a Service) ne sont que des exemples liés aux enjeux des usines logicielles par l'approche technique.

Expliquer l'enjeu du logiciel, de services logiciels de cette façon est nécessaire ... et complète modestement les engagement pris par Madame Kosciusko-Morizet lors des Assises Numériques , par l'AFDEL (L'Association Française des Editeurs de Logiciels) et la Ministre de l'Economie Madame Lagarde.

Encore faut-il que le tissus économique et en particulier financier permette, sur des axes ciblés, de permettre cette industrialisation. Il y a là des enjeux majeurs auxquels il faut répondre concrètement au quotidien et pas seulement au niveau d'une pensée stratégique.

Jean-Michel Davault
Auditeur IHEDN

Quelques éléments/liens de réflexions complémentaires :

1. Le secteur de la Micro-Electronique : un cas d'école de la problématique"Globalisation - Innovation - Désindustrialisation" -> Rapport Assemblée Nationale

2. Il existe en France un cluster soutenu par Dassault Système sur une façon d'aborder "l'usine logicielle" Encore faut-il que des PME puissent avoir suffisamment de moyens pour y participer.

3. Document de travail de la Direction générale du Trésor et de la politique économique (DGTPE)sur la Désindustrialisation en France

4.Désindustrialisation : La baisse de l'emploi industriel dans l'économie est un fait avéré [M. Guillaume Thibaut sur LesEchos.fr]

mardi 5 janvier 2010

Décalé, Utopie et Réalisme

L'exercice des vœux est un art. Il peut plaire à la première lecture, il peut plaire avec du recul ou il peut aussi déplaire.

Cette année je m'appuie sur une phrase d'une personne de mon entourage pour exprimer mes souhaits : "Que tu utilises l’adjectif décalé sur ton blogue , inconsciemment cela sous-entend l'utopie". [ndlr : ce blog s'appelle "Point de Vue Décalé"]

Dans notre société, la personne est à la fois « un simple individu » dans le sens « perdu dans la masse de l’homo economicus » et « une personne ayant une pensée libre» [homo sapiens].

La personne est prise entre l’enclume de la masse et l’anonymat de la solitude associé à ses idées innovantes ou décalées. La personne doit aller au-delà du « j’ai raison », car rien de sert d’avoir raison tout seul, et au-delà de la quadrature de l’innovation qui démarre justement par une « pensée ou une idée décalée ». Au départ l’idée nouvelle est souvent considérée comme utopique.

Ainsi, l’innovateur est confronté au réalisme de l’innovation - le décalage - . Il doit faire preuve de sa « capacité de conviction ». Ce n’est qu’à ce prix qu’est transformé le « décalage » en richesse tant pour lui-même que pour la collectivité. Et là, je vous le donne en mille, il faut avoir de nombreux talents. A défaut, il faut soit les acquérir, soit les rassembler autour de soi. Si cet individu échoue, on dira qu’il avait des utopies. C’est simple et cruel.

Ainsi, le simple individu est fragile mais quand « l’idée » dépasse l’individu et devient collective, la simple fourmi devient fourmilière. Je vous invite à lire Les Fourmis de Bernard Werber qui « décale » notre vision tout en s’appuyant sur des données scientifiques. C’est notre angle de vision qui rend une idée utopique ou non. En son temps, Einstein, en présentant sa fameuse équation de la relativité restreinte, avait la pensée de croire que le monde pouvait être mis en équation dans ses grandes lignes… Utopie à l’époque. Reconnaissance scientifique ensuite. On pourrait ensuite discourir sur la théorie des cordes, la constante de l’univers … qui sont à la croisée des énigmes et des utopies pour la majorité des humains. Seule une infime quantité d’hommes en effet sont capables de comprendre les théories les plus avancées … Vérité pour les uns, atteinte des limites ou utopie pour les autres. L’utopie est somme toute relative.

Ainsi, le simple individu doit « rentrer dans des cases existantes » pour qu’il puisse mener ses projets « décalés » c'est-à-dire « innovants ». En fait de nouvelles cases seront créés mais elles ne seront pas visibles tout de suite. Pour les uns, ce sera un jeu de ballet, pour d’autres un jeu de cirque, pour d’autres enfin un jeu de théâtre. Redondance ? L’explosion de la bulle internet de 2000/2001 ou l’éclatement de la bulle immobilo-financière de septembre 2008 amène également à effectuer un parallèle avec Marivaux qui nous interpelle sur le plan de « l’Etre et le Paraître’. Illusion, Manipulation, Croyance et Utopie amène un grand nombre d’acteurs financiers ou économiques à d’avantage de discernement. L’être même s’avère proche du paraître de l’utopie. Il faut en effet garder raison et être prudent.

A titre illustratif, une des grandes difficultés dans notre pays, renforcé par un climat économique et environnemental des plus incertains [« Les principaux facteurs déclencheurs de la crise se sont aggravés depuis »] , consiste à faire émerger des TPE (moins de 10 salariés)/PMEs (de 10 à 49 salariés et d’une part et de 50 à 249 salariés) innovantes ou en phase pré-industrielle au stade d’ETI (société ayant plus de 250 personnes).

C’est cette puissance innovante transformée en industrialisation qui fera la richesse de notre pays demain car elle est souple et adaptable. C’est elle qui résorbera le chômage. Je crois qu’en 2010, ce thème sera dans les prochaines semaines et mois un des chantiers de Mme Christine Lagarde et du gouvernement en général. Il faut absolument que notre système économique se rapproche, à la française, du modèle allemand à forte proportion de petites et moyennes entreprises réalisant presque le tiers de leur richesse nationale.

Restera une barrière à faire sauter pour les TPE/PMEs qui est une spécificité française : « associer obligatoirement un euro de fonds propres à un euro d’emprunt ou un euro de financement public ». Si des « garanties » représentant plusieurs fois les montants empruntés sont fournies, les banques doivent jouer leur rôle économique fondamental de prêteur, en particulier pour l’investissement. »

Ce sujet est d’autant plus épineux pour les TPEs/PMEs dans leurs relations avec le monde financier si elles conçoivent et vendent des biens et services immatériels. Ce point fut entre autre confirmé hier soir lors de la partie question/réponse suite à l’intervention de M. Nicolas Arpagian, auditeur INHES et IHEDN durant son intervention sur la Cyberguerre – La guerre numérique a commencé .

J’espère que ce thème « fonds propres et garanties pour les TPE/PME » sera bien abordé aux prochaines réunions entre la fédération bancaire et les pouvoir publics.

En conclusion, par rapport à mes vœux de l’année dernière, 2009, nous avons vraiment changé d’ère à la suite de cette crise financière et nous ne pouvons pas compter sur la seule erre [inertie] des choses ! Il faut remettre en marche le moteur des TPEs/PMEs qui pèsent entre 90,8% et 99,2% du poids d’une économie régionale ! Le seul « 1 million » de personnes arrivant en fin de droit est un signal d’alarme fort.

Je vous souhaite pour 2010 en lisant ces lignes les vœux de l’engagement contributif à un changement d’air.

mercredi 16 décembre 2009

Rumeurs et Silence

Bonjour à tous,

Vous aurez remarqué ces derniers jours que les consciences se manifestent à Copenhague pour éviter une catastrophe climatique et de probable millions de morts.

Vous aurez aussi remarqué que les enjeux amènent rumeurs destabilisatrices, lobbying en tous sens, échanges contradictoires pour ne pas dire de batailles rangées dans les arrière-cours ... Qui va gagner sachant qu'il n'y a plus de sous papa ... ? :-)

Vous vous souviendrez sans doute de la seconde partie de l'article relatif au changement d'ère, changement d'air et changement d'aires écrit le 3 février 2009.

Et bien, c'est le travail, la bonne volonté des hommes qui feront sauter les clivages, les désunions potentielles et que se fera la construction d'un avenir d'intérêt commun. Idéalisme et/ou utopie? L'Histoire nous rappèle que l'Homme est capable de réaliser les utopies ou rêves d'une époque. La force de l'argent ou des biens matériels seuls n'ont jamais pu surpasser la force de la Pensée, des Idées et du Silence Collectif.

Curieusement, dans notre monde d'hyper-médiatisation, de rumeurs et de bruit, c'est donc dans le silence et la méditation que se trouvent certaines réponses ... et dans la solidarité humaine que d'autres réponses se dégagent.

Bon travail à tous, moi inclu :-)
Jean-Michel

dimanche 18 octobre 2009

A la Guitare : Il n'y a Plus de Sous Papa

Bonjour à vous,

Après un post fort sérieux sur le réchauffement climatique, il me paraissait important de mettre notre culture à l'honneur !

En regardant cette vidéo ou Philippe Mouazan chante à la guitare "Il n'y a plus de sous papa", vous sousrirez sans doute :-) Ah ce bon sens populaire !



A bientôt

Jean-Michel

dimanche 27 septembre 2009

Ultimatum Climatique




Cher lecteur,

Généralement un ultimatum est synonyme de guerre entre des peuples.

Ici, sans être décalé, il s'agit d'un ultimatum De Tous Les Peuples de la Terre vis à vis d'un Adversaire Sans Visage et Surnois qui détruit leur Environnement de Vie.

Ces Peuples, ces hommes et ces femmes, luttent pour leur Survie Collective à plus ou moins brève échéance !

Soutenez ce mouvement !
1 Million me paraît être un objectif paradoxalement bien faible :
Signez face à un tel enjeux !

Jean-Michel Davault,
Soutien à la Fondation Nicolas Hulot

jeudi 10 septembre 2009

Numérique ou comment investir aujourd'hui pour la croissance de demain?

Bonjour à tous,

Dans le cadre de l'AFDEL j'ai pu participer au séminaire "Numérique : investir aujourd'hui pour la croissance de demain" à la maison de la Chimie à Paris.

Pas mal de choses intéressantes furent échangées. Il est toujours difficile de choisir l'un interventant plutôt qu'un autre mais il faut bien se lancer n'est-ce pas?

Je commence par le plus facile avec Mme Nathalie Kosciusko-Morizet, sécrétaire d'Etat chargée de la Prospective, qui a vraiment fait l'unanimité autour d'elle : qualité de la préparation, qualité des débats, engagement personnel ... Je pense même qu'elle pourrait avoir un jour la position de M. François Fillon ... Vous trouverez ci-dessous sa synthèse du séminaire dans la vidéo de 5mn environ. Ecoutez, cela vaut la peine ...


Une autre personne a attiré l'attention de nombreuses personnes ... la Députée d'Eure-et-Loir, Mme Laure de La Raudière qui dit que "l'on peut avoir du succès dans le logiciel en France" si, je résumé avec mes mots, l'on cible les secteurs là où il y a une reconnaissance internationale ... et qu'il y a des fonds propres suffisant pour se développer à l'international ... Tiens tiens ...

M. Eli Noam, professeur à la Columbia Business School, s'est également fait remarquer en citant l'importance des PMEs vivier d'avenir et de croissance !

M. Mats Carduner, Directeur Général de Google Europe, qui a mis sur la table le vrai sujet de la numérisation des livres, des vidéos, ... et donc de la culture ... dans la perspective du Droit d'Auteur, de la Propriété Intellectuelle ...

Et ... un Frédéric Mitterand en grande forme, qui a mené les débats de l'après-midi en maniant si délicatement la langue française sans altérer les messages de fond et l'indispensable dimension philosophique ! C'est la "Morale" qui fut son mot de la fin dans l'optique de la transmission du savoir auprès des générations futures ... en intégrant l'incontournable interaction économico-culturelle, le tout sans oublier la dimension humaine du monde réel et des méthodes ancestrales de transmission du savoir et des cultures ...

En conclusion M. François Fillon a souligné la place centrale des technologies de l'information dans le développement durable et les considérations écologiques.

PS : J'ai également enregistré son intervention mais elle dure une vingtaine de minutes et malgré un excellent logiciel de compression, le temps de calcul pour passer de 700MB à quelques 50MB en streaming vidéo est trop important avant le décolage de mon avion pour la lointaine asie.

vendredi 4 septembre 2009

Gestion de crise : plus qu’une opportunité, un savoir-faire

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, la crise financière, conjoncturelle et même sanitaire est présente dans toutes les têtes. Les médias participent à ce phénomène d’informations massives.

Les entreprises, notamment dans le domaine IT, sont de plus en plus nombreuses à vouloir se positionner sur ce « marché ».

En effet, l’opportunité est belle, quand on sait que certaines industries, comme celles du paramédical et des distributeurs de solutions hydro-alcooliques s’en « frottent les mains » .

Pourtant, le savoir-faire technique, fonctionnel ou organisationnel, n’est pas toujours à la hauteur de ce que peuvent attendre les utilisateurs et autres décideurs. En effet, il faut savoir différencier opportunisme et savoir-faire. A titre d'exemple peu parlent de la "résilience informatique et organisationnelle" comme abordé dans cet article du 5 janvier 2006 par exemple.

La société HOMMES & PROCESS maîtrise ces sujets de Gestion de crises, de Plan de Continuité d’Activité, de mobilité et de télétravail. Depuis sa création en 2003, HOMMES & PROCESS se spécialise sur ces expertises afin de répondre au mieux aux risques et aux situations difficilement prévisibles auxquels peuvent être confrontées les entreprises :

• Comment prévenir des défaillances informatiques ?

• Comment continuer de travailler lorsque par exemple 40% de la bande passante disparaît?

• Comment anticiper un problème majeur ?

• Comment continuer à travailler malgré une crise et demeurer suffisamment adaptable ?

• Comment gérer collectivement une situation critique ?

Ainsi, HOMMES & PROCESS accompagne depuis ses débuts, ses clients et partenaires afin de :

• Anticiper et prendre les bonnes décisions face à l’imprévu,

• Coordonner et mettre en œuvre les moyens pour solutionner la crise,

• Collaborer avec les acteurs de l’organisation pour résoudre les problématiques,

• Assurer la continuité du travail malgré l’évènement survenu,

• Protéger la propriété intellectuelle et les données.

Ces prérogatives doivent pouvoir être mises en place en toutes circonstances pour une autonomie plus grande des collaborateurs.

Par ailleurs, l’investissement humain et financier pour la mise en œuvre de telles solutions permettent aux entreprises de se prémunir et de dégager des avantages concurrentiels pour la sortie de crise.

Si vous souhaitez en savoir plus, je vous invite soit à parcourir l'historique des articles de ce blog ou ceux d'Hommes & Process ou bien lire par exemple ces deux articles :

- Sur la crise financière :

- Sur la gestion de crise dans le contexte de la Grippe A

Sans oublier le site HOMMES & PROCESS et ses blogs francophone ou anglophone ;-)

En vous souhaitant de bonnes lectures !